Un 29ème Congrès offensif : l’argent pour les salaires, pas pour la guerre !

Ce jeudi 11 juin au Parc des Expositions de Nantes, le 29ème Congrès de l’Union Départementale CGT-Force Ouvrière de Loire-Atlantique a réuni 900 congressistes. 31 camarades, venus de tous les secteurs professionnels, du public comme du privé, sont intervenus dans la discussion.

Véritable succès militant, le Congrès a réaffirmé avec force les revendications portées par l’Union Départementale, qui se tient prête à l’action commune pour en obtenir la satisfaction :

  • Augmentation générale des salaires, traitements (dégel du point d’indice), retraites et pensions et minima sociaux, au minimum à hauteur de l’inflation avec le rattrapage des pertes subies ;
  • Blocage des prix des carburants à 1,50 € ;
  • Abrogation de la réforme des retraites de 2023 et de toutes celles qui l’ont précédée : ni retraite par points, ni retraite par capitalisation, ni fusion des régimes !
  • Défense de la Sécurité sociale de 1945, assise sur les cotisations (abandon du logiciel Arpège !), du code du travail et du statut général de la Fonction publique ;
  • Défense des services publics, contre la délocalisation des établissements sociaux et médico-sociaux de Mindin, pour la sortie du bail emphytéotique hospitalier qui étrangle financièrement le centre hospitalier de Saint-Nazaire ;
  • Défense des emplois et de l’outil de travail, comme à ArcelorMittal, Saunier Duval, Aplix, Fonderie Bouhyer, y compris par la nationalisation quand cela est nécessaire.

Fidèle aux traditions antimilitaristes et internationalistes de la CGT-Force Ouvrière, le Congrès a rappelé son opposition à la guerre, au génocide à Gaza et à son extension au Liban. Il a réaffirmé son refus de l’économie de guerre, notamment de la loi de programmation militaire, qui est incompatible avec les revendications de Force Ouvrière et aggrave l’austérité budgétaire dont les services publics sont victimes.

Attaché aux libertés syndicales et démocratiques, le Congrès a dénoncé la militarisation de la société – en particulier de l’école – et la répression qui s’abat sur toutes celles et ceux qui résistent à la politique de Macron et de ses alliés.

En conséquence, le Congrès appelle à se saisir de toutes les initiatives qui, dans l’unité la plus large, visent à empêcher la guerre et sa généralisation, notamment le meeting international « Contre la guerre » qui se réunira à Londres le 20 juin prochain avec la participation de nombreux syndicalistes venus de toute l’Europe.

Réaffirmant que seule l’unité de la classe ouvrière permettra d’arracher la satisfaction de nos revendications. Cela implique de combattre la politique raciste et discriminatoire du gouvernement : abrogation de la loi Immigration et de la circulaire Retailleau, non à la construction d’un centre de rétention administrative à Nantes !

Pour conclure, les nouvelles instances de l’Union Départementale ont été élues à l’unanimité, dans un contexte où Michel Le Roc’h, secrétaire général de l’Union Départementale depuis 2015, a passé le relais à Adrien Leclerc.

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