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	<title>Histoire et Mémoire Syndicale | FO 44</title>
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	<title>Histoire et Mémoire Syndicale | FO 44</title>
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		<title>Hôpital en danger ! Dix ans déjà !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jérémy Beurel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Loire Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Austérité]]></category>
		<category><![CDATA[CHu de Nantes]]></category>
		<category><![CDATA[Economie de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Je crois qu&#8217;ainsi l&#8217;esprit de concorde pourra nous rassembler.&#160;» &#8211; Marisol Touraine La loi Touraine, dite&#160;«&#160;loi de modernisation du système de santé&#160;»&#160;est promulguée en janvier 2016. Madame Touraine est ministre de la Santé de 2012 à 2017. Tout le quinquennat de François Hollande. C’est le gouvernement Valls, El Khomri, Macron… émotion&#160;! Les contre-réformes des gouvernements [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je crois qu&rsquo;ainsi l&rsquo;esprit de concorde pourra nous rassembler.</em>&nbsp;» &#8211; Marisol Touraine</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi Touraine, dite&nbsp;<strong>«&nbsp;loi de modernisation du système de santé&nbsp;»</strong>&nbsp;est promulguée en janvier 2016. Madame Touraine est ministre de la Santé de 2012 à 2017. Tout le quinquennat de François Hollande. C’est le gouvernement Valls, El Khomri, Macron… émotion&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contre-réformes des gouvernements précédents ne sont pas abrogées, ni pour l’Hôpital, ni pour l’École (loi d’orientation Fillon de 2005 qui aggrave la loi Jospin de 1989). Il faut faire des économies, nous dit-on. C’est le traité de Lisbonne approuvé par les chefs d’État en octobre 2007 qui l’exige, en bafouant le vote NON du peuple français en 2005… Les syndicalistes devraient se soumettre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de la pré-campagne présidentielle de 2017, les candidats rivalisent d’audace&nbsp;«&nbsp;réformatrice». L’un d’entre eux, plus «&nbsp;radical&nbsp;» que tout le monde, avance le chiffre de 100 milliards d’&nbsp;«&nbsp;économie* » et la suppression de 500&nbsp;000 postes de fonctionnaires. On connait la suite de ses malheurs… pauvre François Fillon…</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="629" height="392" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/07/01.-Mobilisation-16.09.2025.jpg" alt="" class="wp-image-32403" style="width:617px;height:auto" srcset="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/07/01.-Mobilisation-16.09.2025.jpg 629w, https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/07/01.-Mobilisation-16.09.2025-300x187.jpg 300w" sizes="(max-width: 629px) 100vw, 629px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Rassemblement régional le 16 septembre 2025. Unité d’action pour gagner sur nos revendications&nbsp;!</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors, rien de changé&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout le monde peut établir aujourd’hui ce constat. Des milliards sont détournés au profit de l’économie de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux premières cibles sont l’Hôpital et l’École, mais tous les budgets subissent saignées sur saignées&nbsp;: la Justice, la Culture, les collectivités territoriales, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes nos revendications, grandes ou plus petites se heurtent à cette triste réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dix ans, alors qu’il n’était pas encore question d’«&nbsp;économie de guerre&nbsp;», <strong>la Fédération des Personnels des Services Publics et des Services de Santé Force Ouvrière </strong>déclarait très justement dans un communiqué :</p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-9 wp-block-paragraph" style="border-top-left-radius:0px;border-top-right-radius:0px;border-bottom-left-radius:0px;border-bottom-right-radius:0px"><strong><em>« Réouverture des lits et augmentation des effectifs : une nécessité urgente !</em></strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-10 wp-block-paragraph" style="border-top-left-radius:0px;border-top-right-radius:0px;border-bottom-left-radius:0px;border-bottom-right-radius:0px"><em>Les hôpitaux ont subi ces derniers mois une réduction significative de leurs lits d’hospitalisation imposée par les ARS, au nom de la baisse des dépenses d’assurance maladie et du soi-disant développement de l’ambulatoire. De ce fait, il leur est impossible d’accueillir et de prendre en charge correctement les patients. Cette situation est aggravée par l’épidémie de grippe.</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-11 wp-block-paragraph"><em>C’est aussi le résultat de la réduction de personnels, conséquence du plan triennal d’économies de plus de 3 milliards décidé par le gouvernement pour les hôpitaux. La mise en œuvre forcée des GHT et de la Loi Touraine, conduit les hôpitaux dans le mur.</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-12 wp-block-paragraph"><em>Face à cette situation inacceptable, dans de nombreux hôpitaux, les personnels avec leurs organisations syndicales se mobilisent comme à Angers, Marseille, Clermont-Ferrand… ou encore à Saint-Nazaire où 90 médecins sur les 140 de l’hôpital ont signé une lettre ouverte à l’ARS pour exiger la réouverture des lits fermés et le renforcement des effectifs médicaux et non médicaux.</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-13 wp-block-paragraph"><em>Partout les personnels s’opposent à cette situation où le défaut de soins subi par les malades leur fait courir des risques d’aggravation, de complications et de décès. L’attente pendant des heures dans des couloirs sur un brancard loin de toute intimité, est une atteinte non seulement à leur sécurité mais également à leur dignité.</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-14 wp-block-paragraph"><em><strong>Le 8 novembre 2016, par la grève massive et la manifestation, les hospitaliers ont exigé avec les Fédérations FO, CGT et SUD que cela cesse et que les moyens soient donnés aux hôpitaux pour assurer leurs missions de soins</strong>. La réponse du gouvernement a été la publication de la Loi de financement de la Sécurité sociale fin décembre qui continue de s’attaquer aux hôpitaux.</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-15 wp-block-paragraph"><em>C’est dans ce contexte, à l’occasion de l’épidémie de grippe actuelle, que M<sup>me</sup> Touraine dans un communiqué du 21 décembre a demandé aux hôpitaux d’être particulièrement vigilants et d’ajuster leur organisation pour se préparer à accueillir un nombre de patients plus important que d’habitude et déclencher, si nécessaire, leurs plans habituels de mobilisation.</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-16 wp-block-paragraph"><em>La ministre fait fermer des milliers de lits d’hospitalisation, supprime du personnel hospitalier, et ensuite demande à ces mêmes hôpitaux qu’elle a essorés, <strong>« d’être particulièrement vigilants sur leur organisation… ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dix ans plus tard, on n’attend plus seulement sur les brancards. Parfois, on y meurt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration FO indique à juste titre que les fédérations FO, CGT et SUD n’acceptent pas et que la question de la grève et des comités de grève pour gagner se pose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question se pose aujourd’hui avec d’autant plus de force que les va-t’en guerre de «&nbsp;gauche&nbsp;», de droite et extrême nous promettent toujours plus de «&nbsp;sang et de larmes&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons-nous que M<sup>me</sup>&nbsp;Touraine, dans un communiqué du 21&nbsp;décembre,&nbsp;a demandé aux hôpitaux d’être particulièrement vigilants et d’ajuster leur organisation pour se préparer à accueillir un nombre de patients plus important que d’habitude &#8230; à cause de la grippe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais il faudrait «&nbsp;ajuster&nbsp;» pour accueillir des milliers blessés de guerre&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre responsabilité de syndicalistes non domestiqués est claire&nbsp;: tout faire pour aider à la construction de l’action syndicale pour la satisfaction de nos revendications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est vrai dans les services publics comme dans l’industrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sauf à vouloir rechercher une illusoire «&nbsp;concorde&nbsp;», synonyme de mise sous tutelle des syndicats par l’État. La fameuse «&nbsp;concorde&nbsp;» du régime de Vichy.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Le gouvernement Macron et ses supplétifs pluriels, dont ceux de «&nbsp;gauche&nbsp;», planifie 450 milliards de dépense pour la guerre à l’horizon 2030.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="738" height="414" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/07/02.Mobilisation-16.09.2025.jpg" alt="" class="wp-image-32401" srcset="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/07/02.Mobilisation-16.09.2025.jpg 738w, https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/07/02.Mobilisation-16.09.2025-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 738px) 100vw, 738px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les militants FO santé le 16 septembre devant le CHU de Nantes&nbsp;: «&nbsp;On ne lâche rien&nbsp;!&nbsp;Des milliards pour L’HÔPITAL, pas pour les RAFALE&nbsp;!&nbsp;»</em> </figcaption></figure>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">JM. 20-06-2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>31 juillet 1914, Jaurès. La CGT dans la tourmente (23). Le bal des domestiques. Suite …</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/31-juillet-1914-jaures-la-cgt-dans-la-tourmente-23-le-bal-des-domestiques-suite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 14:33:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les exportations américaines qui s&#8217;élevaient à 2&#160;466 millions de dollars en 1913, atteignirent en 1916 le chiffre vertigineux de 5&#160;481 milliards de dollars. Naturellement, la part du lion de ce commerce d&#8217;exportation était allouée à l&#8217;industrie de l&#8217;armement. Les impérialismes préparaient la guerre. L’impérialisme US avait achevé la liquidation du débile impérialisme espagnol – guerres [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Les exportations américaines qui s&rsquo;élevaient à 2&nbsp;466 millions de dollars en 1913, atteignirent en 1916 le chiffre vertigineux de 5&nbsp;481 milliards de dollars. Naturellement, la part du lion de ce commerce d&rsquo;exportation était allouée à l&rsquo;industrie de l&rsquo;armement.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les impérialismes préparaient la guerre. L’impérialisme US avait achevé la liquidation du débile impérialisme espagnol – guerres de Cuba (ils y reviennent) et des Philippines – comme étapes pour le contrôle de tout le continent américain et du Pacifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Selon la doctrine des gouvernements, le «&nbsp;peuple&nbsp;» tout entier profiterait des conquêtes impériales. Modestement, certes, mais le peuple, la «&nbsp;multitude&nbsp;» ne doit-il pas resté à sa place, comme l’exige le droit naturel&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné (1).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La «&nbsp;Grande Guerre&nbsp;» des militaristes soutenus par «&nbsp;l’arc va-t-en guerre&nbsp;» et quelques pacifistes d’opérette – pacifistes en temps de paix uniquement &#8211; va pouvoir commencer. A l’Assemblée, députés de droite et de gôche votent les crédits de guerre. Ils s’apprêtent aussi tout naturellement à s’attaquer à quelques principes démocratiques élémentaires, comme la liberté de la presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pires jacasseurs saturent l’espace médiatique de l’époque, donnant la fausse impression d’une union nationale qui n’existe pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra attendre 1916 et des millions de cadavres pour que trois députés SFIO (section française de l’internationale ouvrière) refusent la soumission et votent contre les crédits de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques points de repère&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">25 juillet 1914&nbsp;: Discours de Jaurès qui pointe les responsabilités de la France impérialiste gorgée de colonies. Il rappelle&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp; ( &#8230; ) <em>Lorsque nous avons dit que pénétrer par la force au Maroc, c’était ouvrir l’ère des ambitions, des convoitises et des conflits, on nous a dénoncés comme de mauvais Français et c’est nous qui avions le souci de la France &#8230; la politique coloniale de la France a contribué à créer l’état de chose horrible où nous sommes &#8230;&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">28 et 29 juillet&nbsp;: Réunion d’urgence du Bureau socialiste international (IIème internationale) à Bruxelles. Jaurès est présent. Mais les chefs socialistes – presque tous &#8211; préparent la capitulation. Une 1<sup>ère</sup> capitulation spectaculaire qui en appelle beaucoup d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">31 juillet : assassinat à 21 H40 du directeur de&nbsp;<em>L&rsquo;Humanité</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir, le ministre de la Guerre, Adolphe Messimy, fait retarder le départ pour le front de deux régiments de cuirassés au cas où il serait nécessaire de les employer contre la classe ouvrière. La guerre impérialiste commence en premier lieu, par une vraie guerre des classes.<br>1<sup><u>er</u></sup>&nbsp;août : mobilisation générale déclarée en France à 15h45, en Allemagne à 17h.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3 août&nbsp;: à 18h40, l&rsquo;Allemagne déclare la guerre à la France.<br>4 août : loi «&nbsp;<em>réprimant les indiscrétions de la presse en temps de guerre</em>&nbsp;».<br>5 août : «&nbsp;l&rsquo;état de siège politique&nbsp;» décrété en France le 2 août est approuvé par le Parlement. La Grande-Bretagne déclare la guerre à l&rsquo;Allemagne pour avoir violé la neutralité belge ; les «&nbsp;démocraties&nbsp;» pleurnichent sur le sort de cette pauvre «&nbsp;petite Belgique&nbsp;» sans défense. L’impérialisme belge exerce depuis quelques décennies une dictature particulièrement sanglante au Congo. Mai là, bien sûr, silence dans les rangs bien pensants &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dizaines de milliers de volontaires britanniques s&rsquo;engageront &#8230; puis le regretteront, au moins les survivants. (2).</p>



<p class="wp-block-paragraph">(Il existe toujours une fondation Jean Jaurès. Parmi les membres éminents&nbsp;: Jacques Attali, Tony Blair, l’inégalable Cahuzac etc&nbsp;; que du beau monde. Pauvre Jaurès&nbsp;!)</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="265" height="190" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/632-jm.jpg" alt="" class="wp-image-32086"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bruxelles, 28 juillet. Les dirigeants&nbsp;» socialistes&nbsp;» qui s’apprêtent à céder à la pression de l’Union sacrée font reporter la responsabilité de la guerre sur les travailleurs qui ne comprendraient pas bien les enjeux. C’est déjà l’application du «&nbsp;principe&nbsp;» ignoble&nbsp; de la «&nbsp;responsabilité collective&nbsp;» des victimes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les militants syndicalistes de la CGT qui ne se soumettent pas à l’ordre nouveau chauvin ne sont pas la majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La presse nationale et nationaliste aux ordres de la classe capitaliste exulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En voici quelques exemples&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Honneur au <u>FIGARO</u>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1<sup><u>er</u></sup> août, on lit ceci&nbsp;: titre «&nbsp;L’assassinat de Jaurès (en 1<sup>ère</sup> page). Un fou ou un criminel a assassiné hier Jean Jaurès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">( &#8230; ) Un sentiment d’indignation soulèvera tous les honnêtes gens à la nouvelle de cet attentat odieux. Cette réprobation sera d’autant plus véhémente que depuis huit jours, Jean Jaurès s’efforçait dans ses articles quotidiens, en dépit des théories même du parti internationaliste, de faire comprendre aux siens la gravité de l’heure présente et d’amener chacun à l’idée de rejoindre le poste où l’appelait le devoir national&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis le FIGARO retranscrit le communiqué du ministre «&nbsp;socialiste&nbsp;» Viviani qui se conclut par&nbsp;: «&nbsp;L’assassin est arrêté, il sera châtié&nbsp;» ; sur ce, chacun à son poste de combat&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis on n’échappe pas au communiqué tout aussi hypocrite de l’Action française (monarchiste de la droite extrême, anti syndicale virulente, mouvement antisémite maladif etc), raciste déclarée, qui ose écrire&nbsp;: «&nbsp;L’Action française réprouve hautement l’attentat &#8230;&nbsp;» après l’avoir encouragé, parfois ouvertement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La direction confédérale tente de chercher des responsables et les trouve&nbsp;: «&nbsp;&nbsp;( &#8230; ) Les évènements nous ont submergés. C’est vrai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi, nous devons le dire à ce moment que le prolétariat n’a pas unanimement compris tout ce qu’il fallait d’efforts continus pour préserver l’humanité des horreurs de la guerre&nbsp;». C’est la faute au prolétariat. Classique&nbsp;; les staliniens deviendront des experts en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 août : Le FIGARO se surpasse «&nbsp;Chaque Français en ce moment est un représentant total de la race, avec tous ces instants, tout son passé et tous ces espoirs. ( &#8230; ) Nous avons tous vu avec une clarté aveuglante que c’était la barbarie qui nous arrivait avec la formidable horde germanique &#8230;&nbsp;» formidable «&nbsp;horde germanique&nbsp;» avec laquelle nombre de ces représentants de la «&nbsp;race&nbsp;» s’entendront si bien en 1940 &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien s’indigne&nbsp;: «&nbsp;Les allemands pénètrent en France sans déclaration de guerre&nbsp;». Alors que pour toutes ses conquêtes impériales, la «&nbsp;France&nbsp;» a toujours respecté le fameux droit international, scrupuleusement, bien sûr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En page 3, le FIGARO nous parle des «&nbsp;révolutionnaires&nbsp;» et de leurs actions. Extraits&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;On sait qu’en prévision de la mobilisation (gouverner, c’est prévoir &#8230;) la police avait dressé une liste de <em>suspects </em>comprenant les plus notoires militants syndicalistes (le «&nbsp;journal&nbsp;» ne cite aucun nom). Ces suspects devaient être arrêtés dès la 1<sup>ère</sup> heure et envoyés dans les camps de concentration &#8230; cette liste constituait ce que l’on appelait, le «&nbsp;<em>CARNET B</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Bataille syndicaliste </em><em>(tendance classée «&nbsp;à gauche&nbsp;» dans la CGT)</em> d’hier annonce qu’en présence de l’attitude des révolutionnaires et de leurs déclarations très nettes, le gouvernement, rassuré, a renoncé à user du carnet B&nbsp;; c’est une décision prise à l’initiative du ministre de l’intérieur, M. Malvy (membre du parti dit, Radical). »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FIGARO se veut rassurant&nbsp;: «&nbsp; Comme Paris, la province a accueilli la nouvelle de la mobilisation avec un calme admirable&nbsp;». Mieux, «&nbsp;La population manifeste le plus grand enthousiasme&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les instituteurs patriotes sont convoqués&nbsp;: «&nbsp;Le ministre de l’instruction publique (ou plutôt de la propagande) prévient&nbsp;: les instituteurs qui ne sont pas appelés sous les drapeaux n’hésiteront pas à faire au pays le sacrifice de leurs vacances. Ils resteront à leur poste jusqu’à la fin de la crise&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’apothéose&nbsp;: «&nbsp;Ils auront soin de mettre en garde la population contre les fausses nouvelles rappelant que seules les dépêches officielles méritent créance&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ministre s’appelle Victor Augagneur, il est membre du PRS (parti radical-socialiste). Après-guerre – il n’est pas allé au front – il est nommé Gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) du 5 septembre 1920 au 21 août 1923. Félicitations&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques brèves, pour tout savoir&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Le prince Bonaparte s’est rendu à l’Elysée&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Italie confirme pour l’instant sa «&nbsp;neutralité&nbsp;». Le socialiste Benito Mussolini n’a pas encore convaincu la «&nbsp;race&nbsp;» italienne de participer à la fête. Le Figaro en est tout désolé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Russie, «&nbsp;le grand duc Nicolas – un ami très cher de la «&nbsp;France&nbsp;» – est nommé Généralissime des forces armées de la Russie&nbsp;». C’est ce brave homme qui contraindra des millions de moujiks et d’ouvriers russes de se faire trouer la peau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eux, sauront le lui faire payer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le journal quasi officiel du Vatican, <u>la CROIX</u> n’est pas en reste&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1<sup><u>er</u></sup> août, lendemain du crime, l’éditorial proclame (extrait)&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Oh que j’aime ma France&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">( &#8230; ) Aussi le grand souffle du catholicisme entre-t-il à grand flots dans les veines de l’armée française avec le souffle du patriotisme. Nos églises s’emplissent de nos soldats qui répondent à l’appel de Dieu en même temps qu’à celui de la patrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de débats vains entre nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de querelles irritantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de soupçons outrageants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On sent que l’union est voulue par Dieu pour la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On va au combat ensemble en s’aimant les uns les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cette heure, il n’y a plus de partis. (Le saint quotidien ne parle pas de la CGT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a la France éternelle, la France pacifique et résolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a la patrie du droit et de la justice, toute entière unie dans le calme, la vigilance et la dignité &#8230;&nbsp;» Le mot d’ordre est simple&nbsp;: stabilité&nbsp;! Stabilité de «&nbsp;nos&nbsp;» institutions pour la guerre &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CROIX se veut rassurante&nbsp;: «&nbsp;Au Maroc, au cours des derniers combats, les rebelles (on ne disait pas encore «&nbsp;terroristes&nbsp;») ont eu 700 tués et blessés &#8230; le moral et l’entrain des troupes est excellent&nbsp;». L’ordre règne dans «&nbsp;nos&nbsp;» colonies. Le «&nbsp;boche, le «&nbsp;Hun&nbsp;», l’Allemand sauvage, ne va pas nous les voler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rassurante et indignée &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;La Ligue de l’enseignement à Nantes&nbsp;: comme il fallait s’y attendre la Ligue de l’enseignement n’a pas compris que les circonstances extérieures, se prêtant mal à la discussion sur la défense laïque, lui imposait le devoir d’ajourner son congrès &#8230; ce n’est pas en préparant une jeunesse sans Dieu qu’ils serviront&nbsp;» &#8230; la «&nbsp;France&nbsp;». Du Pétain pur sucre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="179" height="281" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/632-jm1.jpg" alt="" class="wp-image-32087"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Soldats russes dans les tranchées. Ils ignorent encore jusqu’à l’existence du 5</em><sup><em>ème</em></sup><em> couplet de l’INTERNATIONALE. L’ennemi est dans leur propre pays, tout couvert de médailles militaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 août, La CROIX titre en première page&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Mort (plutôt qu’assassinat, meurtre ou crime&nbsp;!) tragique de M. Jaurès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec toute la presse, nous exprimons bien haut notre horreur pour cet acte abominable&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien. Mais, si on y regarde de plus près&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Jaurès a fait beaucoup de mal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en a fait pour la diffusion puissante de l’idée socialiste destructive de tout ordre social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le capitalisme dans sa forme impérialiste plonge toute l’humanité dans un chaos généralisé jamais vu, voilà que Jean Jaurès devient l’ennemi public N° 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en a fait pour son internationalisme sot qui amena nos socialistes français à décider la grève générale en cas de guerre malgré le refus des socialistes étrangers de les suivre sur ce terrain &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où en serions-nous, grand Dieu&nbsp;! à l’heure présente, si nous n’avions sur l’est notre armée de couverture toute prête&nbsp;?&nbsp;». Voilà la version cléricale de J. Guesde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conclusion&nbsp;: «&nbsp;Le gouvernement (et les «&nbsp;socialistes&nbsp;» qui en sont membres) compte sur le patriotisme de toute la population pour observer le calme et ne pas ajouter aux émotions publiques&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement craignait que l’assassinat de Jaurès ne provoque des réactions de colère : manifestations, grèves, refus d’obtempérer aux ordres de l’arc militaro-clérical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, comme Le FIGARO, le «&nbsp;journal&nbsp;» clérical approuve la censure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 4 août&nbsp;: La CROIX publie dans un coin quelques mots sur les obsèques de Jaurès «&nbsp;Les obsèques de Jaurès auront lieu mardi à 10 heures. Des discours seront prononcés au domicile du défunt, à Passy. L’inhumation aura lieu dans le Tarn&nbsp;» &#8230; puis revient aux choses sérieuses. Gros titre&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;L’ETAT de siège est proclamé&nbsp;»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">et nous informe&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Sous le régime de l’état de siège, l’autorité militaire a le droit&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>De faire des perquisitions de jour et de nuit au domicile des citoyens.</li>



<li>D’ordonner la remise des armes ou des munitions (aux « autorités »).</li>



<li>D’interdire les publications et les réunions qu’elle juge de nature à exciter ou à entretenir le désordre &#8230;</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les tribunaux militaires peuvent être saisis de la connaissance des crimes et délits contre la sûreté de l’Etat, contre la constitution, contre l’ordre et la paix publique, quelque soit la qualité des auteurs principaux et des complices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cerise sur le gâteau&nbsp;: «&nbsp;Les criminels ou délinquants sont déférés en Conseil de guerre&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les syndicalistes qui restent des syndicalistes en n’abandonnant pas leurs cahiers de revendications constituent à l’évidence des cibles de choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais La CROIX n’écrit nulle part les mots&nbsp;: syndicat, grève ou CGT. Peut-être parce qu’évoquer SATAN pourrait le faire apparaître &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Page 1&nbsp;: «&nbsp;&nbsp;La mobilisation s’effectue dans un ordre parfait&nbsp;». Et, l’essentiel&nbsp;: «&nbsp;L’amiral Bienaimé (sic&nbsp;!) réclame avec raison, au nom de toutes les mères de familles des aumôniers pour la flotte&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Evidemment, ce sont les classes exploitées – les classes laborieuses, les classes dangereuses &#8211; qui iront au front. Sans oublier les «&nbsp;coloniaux&nbsp;» déportés (3).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre ami le tsar. (Page 2)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stupéfiant&nbsp;! «&nbsp;Des cosaques seraient entrés en Allemagne&nbsp;! Une dépêche de Berlin à Bruxelles (?) annonce qu’une forte colonne de cosaques, avec des canons, a pénétré en Allemagne.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ah, ces allemands, on les déteste&nbsp;; «&nbsp;Nous connaissons ce peuple depuis 44 ans qu’il nous opprime et se rit de nous&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, prudence &#8230; «&nbsp;Nous publions cette dépêche sous réserves&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">5 août&nbsp;: «&nbsp;Les obsèques de M. Jaurès. ( &#8230; ) De très nombreuses couronnes et gerbes de fleurs ont été envoyées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de drapeaux rouges aussi, hélas&nbsp;!&nbsp;». Et puis, silence dans les rangs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le carnage peut commencer malgré ces épouvantables et toujours menaçants drapeaux rouges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au parlement, tout le monde vote les crédits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà pour le FIGARO et la CROIX. On pourrait poursuivre avec la presque totalité de la presse. Il existait à l’époque un nombre considérable de feuilles oscillant entre droite classique et extrême droite franchouillarde, où l’ignorance et la bêtise le disputaient à l’ignoble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y avait aussi l’HUMANITE qui était du temps de Jaurès une tribune libre de la lutte des classes &#8230; et la presse syndicale censurées dès 1914. Logique impitoyable des «&nbsp;démocraties&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi va la &nbsp;démocratie confisquée par le militarisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion de Jaurès</strong><strong> :</strong> «&nbsp;<em>Ceux qui de bonne foi s’imaginent vouloir la paix, lorsqu’ils défendent contre nous la société présente, lorsqu’ils la glorifient contre nous, ce qu’ils défendent en réalité sans le vouloir et sans le savoir, c’est la possibilité permanente de la guerre. C’est en même temps le militarisme lui-même qu’ils veulent prolonger</em>&nbsp;». (Discours à la Chambre, 7 mars 1895). Que dire de plus&nbsp;?</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Son assassin Raoul Villain déclare le 10 août : <em>« j&rsquo;ai abattu le porte-drapeau, le grand traître de l&rsquo;époque de la loi de trois ans, la grande gueule </em><em>(parlait-il trop fort ?)</em><em> qui couvrait tous les appels de l&rsquo;Alsace-Lorraine. Je l&rsquo;ai puni, et c&rsquo;était le symbole de l&rsquo;ère nouvelle, et pour les Français et pour l&rsquo;Étranger</em> ». L’individu est acquitté après un « procès » expéditif en mars 1919. Madame Jaurès est condamnée à payer les frais de justice.</li>
</ol>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="268" height="188" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/632-jm2.jpg" alt="" class="wp-image-32088"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’assassin de Jaurès. Personne ne songe à lui décerner à titre posthume le Nobel de la paix. En 1936, un militant espagnol nous en débarrasse définitivement.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A l’assemblée, personne ne propose d’ accorder une minute de silence à l’assassin.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">1&nbsp; Ainsi, R. Kipling, auteur du « fardeau de l’homme blanc » (1899) et du « livre de la jungle » (en 1904). Le célèbre écrivain milite pour la guerre à outrance. Il fait des pieds et des mains pour que son fils, pourtant malvoyant participe au combat. On ne retrouvera que les lunettes du pauvre gars, sans doute pulvérisé par un obus, à Loos dans le Nord de la France. Le père en aurait conçu quelque amertume. Un peu tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2 Il en est toujours ainsi. Aux USA, le journal socialiste « JACOBIN » rapporte :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Terrains de chasse du lycée. </em><em>Lorsque l&rsquo;armée souhaite recruter des étudiants, elle cible les écoles des grandes villes et du Sud, ainsi que les écoles plus pauvres et moins blanches que la moyenne nationale&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">3 On sait que la loi de programmation militaire présentée à l’Assemblée nationale début mai prévoit outre 36 milliards de plus pour la guerre, la création d’un nouveau régime d’exception, toujours plus perfectionné. L’article 16 de la constitution du-coup-d’état-permanent ne leur suffit plus. 122 députés ont dit NON !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre fédération, la FNEC-FP-FO a décortiqué les projets des va-t-en guerre. Elle conclut&nbsp;: <em>«&nbsp;Ces mesures traduisent une même logique&nbsp;: encadrer, surveiller, contrôler&nbsp;</em>». La FNEC établit un parallèle avec des dispositifs en Allemagne et aux EU visant à «&nbsp;<em>mettre la vie de la société dans son ensemble au diapason des exigences militaires</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la barbarie contre la Civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JM. 21-05-2026.</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/31-juillet-1914-jaures-la-cgt-dans-la-tourmente-23-le-bal-des-domestiques-suite/">31 juillet 1914, Jaurès. La CGT dans la tourmente (23). Le bal des domestiques. Suite …</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le bal des domestiques. « Dans les milieux bien informés » …</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/le-bal-des-domestiques-dans-les-milieux-bien-informes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 14:19:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque le fracas des bottes qui accompagnent les guerres impérialistes devient insistant, la presse, la bonne presse s’empresse toujours de justifier l’injustifiable, y compris un état d’urgence permanent, la suspension des libertés démocratiques et la liberté de la presse quand elle existe encore, plus ou moins. Les pressions visant à aligner les syndicats sur l’ORDRE [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/le-bal-des-domestiques-dans-les-milieux-bien-informes/">Le bal des domestiques. « Dans les milieux bien informés » …</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le fracas des bottes qui accompagnent les guerres impérialistes devient insistant, la presse, la bonne presse s’empresse toujours de justifier l’injustifiable, y compris un état d’urgence permanent, la suspension des libertés démocratiques et la liberté de la presse quand elle existe encore, plus ou moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pressions visant à aligner les syndicats sur l’ORDRE capitaliste deviennent particulièrement fortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’oublie pas qu’en Russie comme en Ukraine les premières et principales victimes des classes dirigeantes, des «&nbsp;oligarques&nbsp;», autrement dit, les capitalistes, ce sont les travailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Russie, en 2018, c’est la contre-réforme des retraites qui frappe des millions de futurs soldats. L’opération se mène pendant la «&nbsp;fête&nbsp;» de la coupe de monde de foot (1).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Ukraine, c’est la liquidation presque complète du code du travail, l’interdiction des partis &#8230; et les mafieux prospèrent comme jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contre-réforme de retraites et destructions des codes du travail, c’est le programme commun de guerre sociale de nos « néos libéraux », autrement dit les capitalistes de nos « démocraties », c’est la « société sans statut » revendiquée par Macron, le ministre de l’économie de F. Hollande, il y a quinze ans, déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on ne les arrête pas, ils continueront. Tout le monde le sait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Raison de plus pour ne céder ni aux menaces, ni aux provocations, de ne pas se soumettre comme ont su le faire en leur temps Léon Jouhaux, Robert Bothereau et leurs camarades, en 1940.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exemple du 10 juillet 1940. La presse locale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>L’Ouest-éclair</u> et la <u>dépêche de Brest</u>&nbsp;: les égoûts &#8230;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rédactions de ces deux «&nbsp;journaux&nbsp;» &#8211; en réalité de longs tracts d’extrême droite &#8211; ont choisi de paraitre malgré la censure. C’était le choix de la collaboration. Que disent-ils&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;L’Assemblée nationale s’ouvre aujourd’hui sous le signe du redressement&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà ce que titre le 10 juillet 1940 le quotidien Ouest-Eclair, l’ancêtre de Ouest-France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Assemblée se prépare à voter les pleins pouvoirs au régime de Vichy et à son chef, le maréchal Pétain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;On continue à croire dans les milieux bien informés (les fameuses «&nbsp;élites&nbsp;»&nbsp;!) que le vote qui donnera au gouvernement du maréchal Pétain les pouvoirs nécessaires pour doter la France d’une constitution nouvelle ne rencontrera que peu ou point d’opposition à la séance publique et qu’il sera approuvé à la quasi unanimité&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 1 de la Constitution nouvelle «&nbsp;devra garantir le droit au travail, de la famille, de la patrie&nbsp;», slogan récemment ouvertement réactivé par quelques élus nostalgiques de l’ordre fascisant pétainiste avec, l’assentiment d’une ministre de l’agriculture qui n’y voit qu’une «&nbsp;formulation maladroite&nbsp;». Quoi d’étonnant quand on voit un milicien néo nazi honoré d’une minute de silence à l’Assemblée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’honorable quotidien nous gratifie d’une «&nbsp;revue de presse&nbsp;» édifiante. Une phrase résume l’ensemble: «&nbsp;Lorsqu’un pays a à sa tête un maréchal Pétain, il ne peut que se féliciter que les chefs responsables prennent les décisions hardies qui s’imposent&nbsp;» se réjouit France-Soir. Les décisions hardies&nbsp;? La dissolution de la CGT concoctée par le <em>co-constructeur</em> Belin, suivie des lois antisémites&nbsp;; par exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 10 juillet, l’Ouest-Eclair titre&nbsp;: «&nbsp;L’Angleterre emploie la force et la ruse pour s’emparer des navires français réfugiés dans les ports britanniques&nbsp;». La perfide Albion &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le site Breizh-info note&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Arborant dans sa UNE un portait du maréchal Pétain, le ton était le même pour l’autre grand quotidien (régional) de l’époque, la dépêche de Brest &#8230; l’ancêtre du <em><u>Télégramme de Brest</u></em> (qui) approuve aussi le régime de Vichy. Jusqu’à leurs derniers numéros en juillet-août 1944, ces journaux vont afficher leur pétainisme et un soutien sans faille à la NOUVELLE EUROPE sous l’égide de l’Allemagne NAZIE et ceci dans la guerre contre ceux qu’ils nommaient les <em>judéos-bolchéviques</em> ou encore les <em>enjuivés</em> de Londres&nbsp;». Le «&nbsp;judéo-bolchévisme&nbsp;»&nbsp;? Lorsque les hordes nazies déferlent sur l’URSS en juin 1941 mettant un terme au pacte Hitler-Staline, le saint quotidien jubile&nbsp;: «&nbsp;Après cinq jours de combat, l’armée allemande a obtenu des résultats décisifs en Russie&nbsp;». Le but de l’armée au service du national-socialisme est simple&nbsp;: rétablir le désordre capitaliste et transformer l’URSS en colonie des Aryens. Le 1<sup>er</sup> objectif est évidemment partagé par les impérialismes concurrents, britannique et US.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que dès 1934, Herbert Backe, secrétaire d’Etat à l’agriculture de 1933 à 1942 qui n’était pas un crétin ignorant déclarait sans que cela ne suscite beaucoup de réactions indignées: «&nbsp;<em>il y a 130 millions de slaves, 30 millions sont inutiles&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’historien Georges Cadiou qui a été maire adjoint UDB de Quimper rappelle&nbsp;: «&nbsp;L’Ouest-Eclair a été créé en 1899&nbsp;; il affichait alors les couleurs de la démocratie chrétienne et du christianisme social&nbsp;». Cadiou est l’auteur de&nbsp;: «&nbsp;<em>la presse bretonne dans la collaboration</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le site Breizh-info, bien renseigné, affirme&nbsp;: « Interdits de parution à la libération, les deux journaux ont été remplacés en 1944 par Ouest-France et le Télégramme de Brest qui multipliaient alors les actes d’allégeance au nouveau pouvoir gaulliste sans doute pour faire oublier les années noires de la collaboration&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notons que d’autres, plus lucides et plus prudents avaient entamé leur conversion plus tôt, précisément après le fiasco des armées nazies à Stalingrad en février 1943. Ce fut le cas de Beuve-Méry, fondateur du quotidien le Monde, journal quasi officiel fondé à la demande de De Gaulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien Ouest-France continue à la suite de Laurent Berger, de célébrer les vertus de Mgr Villepelet, évêque de Nantes, et collaborateur dévoué, certes, plus discret que d’autres &#8230; par exemple, le 2 avril 2018&nbsp;: OF titre&nbsp;: «&nbsp;L’évêque qui savait composer avec les politiques &#8230;&nbsp;» Tout un programme&nbsp;! «&nbsp;Composer&nbsp;», c’est mieux que &#8230; collaborer. Un «&nbsp;co-constructeur&nbsp;» dans l’âme &#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="718" height="1024" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm-718x1024-1.jpg" alt="" class="wp-image-32063" srcset="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm-718x1024-1.jpg 718w, https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm-718x1024-1-210x300.jpg 210w" sizes="(max-width: 718px) 100vw, 718px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Consultable sur BNF-Gallica. Le régime vichyste s’installe à vichy, faute d’avoir été autorisé à occuper Versailles.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La presse nationale&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quotidien LE TEMPS, ancêtre du Monde publie un édito de ralliement. Ici, on se veut objectif&nbsp;; on est à coup sûr ennuyeux et surtout servile. Le quotidien de «&nbsp;<em>la bourgeoisie faite journal</em>&nbsp;» retranscrit l’exposé des motifs qui annonce le changement de régime et le corporatisme (version Pétain), ou, pour ceux qui préfèrent, l’&nbsp;«&nbsp;association capital-travail&nbsp;» (version de Gaulle)&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;La France redeviendra agricole et paysanne au premier chef, le gouvernement instaurera dans la justice un ordre social nouveau, l’organisation professionnelle réalisée sous le contrôle de l’Etat qui assurera une plus juste répartition du profit (enfumage classique&nbsp;!) en écartant d’une part la dictature de l’argent et de la ploutocratie et d’autre part, la misère et le chômage&nbsp;». Est-ce de l’humour involontaire, le très sérieux quotidien poursuit&nbsp;: «&nbsp;( &#8230; ) Il est évident qu’après avoir délégué au maréchal Pétain les pouvoirs législatif et constituant, le Parlement aura une activité réduite&nbsp;». Comme c’est dit avec élégance. Aujourd’hui, seul le Monde a ce talent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était le programme de René Belin devenu «&nbsp;co constructeur&nbsp;» de la «&nbsp;révolution nationale&nbsp;». La «&nbsp;révolution nationale&nbsp;» s’empressa bien sûr d’interdire le 1<sup>er</sup> mai, journée de combat international de la classe ouvrière pour ses revendications, pour y substituer une sinistre <em>«&nbsp;</em><em>fête du travail et de la concorde nationale</em><em>&nbsp;».</em> En 2026, pour la presse bien pensante, c&rsquo;est-à-dire 90 % de la presse, le 1<sup>er</sup> mai, c’est toujours la «&nbsp;fête du travail&nbsp;». Ignorance&nbsp;? Nostalgie inavouée&nbsp;? Sans doute un peu des deux.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="190" height="265" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm1.jpg" alt="" class="wp-image-32064"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Illustration. Avec la petite touche en anglais, pour faire moderne&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pétain, le Bonaparte à moitié sénile, le Jupiter de l’époque confesse que les parlementaires l’&nbsp;«&nbsp;ennuient&nbsp;»&nbsp;; <em>«&nbsp;</em><em>ils me font perdre un temps précieux&nbsp;</em><em>»</em> avec leur manie de prétendre discuter les lois au lieu tout simplement d’obéir. Ils «&nbsp;ralentissent le rythme des&nbsp;réformes&nbsp;». Pétain ne connait pas le 49-3.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dernier trait d’humour noir du Temps&nbsp;: «&nbsp;le gouvernement se réserve toutefois le droit de consulter quand il le jugera nécessaire les diverses commissions parlementaires&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CROIX n’est pas en reste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résumons la doctrine contenue dans&nbsp;: «&nbsp;VEHEMENTER NOS, («&nbsp;<em>Nous, fortement &#8230;</em>&nbsp;») lettre encyclique de sa Sainteté PIE X au peuple français&nbsp;» parue en février 1906&nbsp;; il s’agit d’un violent manifeste politique dirigée contre la République et plus précisément contre la loi républicaine, laïque de séparation; on y lit&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a «&nbsp;<em>deux catégories de personnes, les pasteurs et le troupeau, ceux qui occupent un rang dans les différents degrés de la hiérarchie et la multitude des fidèles &#8230; Quant à la multitude, elle n’a pas d’autre devoir que celui de se laisser conduire et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs&nbsp;</em>» &#8230; jusqu’à la boucherie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;La famille, le travail, la patrie, c’est sur ces trois thèmes que se bâtira demain la constitution sous le patronage du maréchal Pétain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Œuvre de courage et de persévérance qui rendra une âme à la France et qui fera peut-être, pour reprendre l’expression d’un député, que notre défaite deviendra plus féconde que ne l’aurait été la victoire avortée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est tout à fait remarquable de constater que les adhésions au projet de restauration de nos institutions sont venues d’hommes qui appartenaient aux partis les plus divers du Parlement. C’est à dessein que nous écrivons &nbsp;<em>qui appartenaient</em>. Les partis aujourd’hui, il n’est personne qui en disconvienne, c’est seulement au passé qu’il faut en parler&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="308" height="163" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm2.jpg" alt="" class="wp-image-32065" srcset="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm2.jpg 308w, https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/05/630-jm2-300x159.jpg 300w" sizes="(max-width: 308px) 100vw, 308px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">10 JUILLET 1940. L’Etat totalitaire est validé par des «&nbsp;députés&nbsp;» soumis&nbsp;; tous animés d’une même haine à l’égard de 1789, 1830, 1848, de la Commune de Paris, de la grève générale de mai-juin 1936 &#8230; de la CGT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Presque cent ans plus tard, leurs héritiers politiques possèdent toujours la quasi-totalité de la presse &#8230; le «&nbsp;judéo bolchévisme&nbsp;» n’est plus de mise&nbsp;; il est question maintenant d’&nbsp;«&nbsp;islamo-gauchisme&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">LA CROIX publie sans critique le discours d’Herriot. L’individu a été notamment Président de la Chambre des députés du 4 juin 1936 au 10 juillet 1940. Il est membre éminent du Parti radical.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Extrait du discours d’Herriot&nbsp;: « Autour de M. le maréchal Pétain dans la vénération que son nom inspire à tous, notre nation s’est groupée en la détresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons garde de ne pas troubler l’accord qui s’est établi sous son autorité. Nous aurons à nous réformer, à rendre plus austère une République que nous avons faite trop facile mais dont les principes gardent toute leur vertu. Nous avons à refaire la France&nbsp;» (Pétain dénonçait <em>«&nbsp;</em><em>l’esprit de jouissance</em> (qui) <em>avait prévalu sur l’esprit de sacrifice</em><em>&nbsp;»</em>). «&nbsp;Prenons garde&nbsp;», les antifascistes seront vilipendés, les collaborateurs, honorés &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, il s’agissait de prêcher une sorte de «&nbsp;renaissance&nbsp;».&nbsp;Le monarchiste Maurras en voie de radicalisation sans fin précisait&nbsp;: «&nbsp;Avec Pétain, nous sortirons du tunnel de 1789 &#8230;&nbsp;» Un penseur nazi renchérissait&nbsp;: «&nbsp;nous allons effacer 1789 de l’Histoire&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après-guerre Herriot poursuit une brillante carrière, comme si de rien n’était.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nostalgiques du XXIème siècle de cet <em>ORDRE NOUVEAU</em> haïssent toujours les principes de liberté, d’égalité et de fraternité de 1789 – surtout quand ils sont proclamés par ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas présenter la bonne couleur de peau – et haïssent plus encore ceux de la déclaration des droits de 1793, plus précisément son magnifique article 35&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;<em>Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs</em>&nbsp;».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Page 2, LA CROIX célèbre «&nbsp;le succès du raid des hydravions français contre l’escadre britannique&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 juillet, le quotidien catholique se livre à l’apologie du régime fascisant de Salazar au Portugal. Quoi d’étonnant&nbsp;? (2)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour finr, LE FIGARO&nbsp;: L’éditorial du 10 juillet proclame&nbsp;: «&nbsp;Pour un pays unanime&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Faisons confiance à cette charte nouvelle, faisons confiance à ceux qui, dès aujourd’hui, vont s’employer à refaire la France &#8230; le pays ne se relèvera que s’il a confiance en ses chefs&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jouhaux, Bothereau et quelques autres ont su dire NON&nbsp;! quand il fallait résister contre vents et marées, contre les insultes et menaces d’une presse vénale déchainée et hors de tout contrôle démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion&nbsp;: </strong>En 1940, la presse dans sa totalité a abandonné toute référence à la Démocratie. Le basculement s’est opéré en quelques semaines ou même, en quelques jours. Mais le processus était engagé depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment s’en étonner&nbsp;? La presse appartient presque exclusivement aux capitalistes, aux parasites, aux racistes, aux va-t-en guerre, aux adversaires les plus farouches du syndicalisme confédéré libre et indépendant. Même Léon Blum partageait ce constat&nbsp;: «&nbsp;La grande presse dépendait uniquement des grands milieux d’affaires, c&rsquo;est-à-dire qu’elle était bourgeoise&nbsp;» (source&nbsp;: «&nbsp;<em>A l’échelle humaine</em>&nbsp;», livre publié après-guerre). Mais Blum s’arrête au constat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute, la plupart des citoyens n’accordaient-ils plus alors le moindre crédit aux bobards des mercenaires-«&nbsp;journalistes&nbsp;» corrompus et serviles du régime corporatiste de Vichy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ailleurs dans le monde, toute la presse n’est pas unanime pour célébrer les vertus du maréchal. Ainsi, le New York Times titre&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«&nbsp;Pétain, en dictateur, </em></strong><em>réclame l&rsquo;obéissance&nbsp;; le «&nbsp;chef de l&rsquo;État&nbsp;» annonce un gouvernement de 12 membres et des ministres-présidents de province&nbsp;»</em><em><strong>. </strong></em>Très juste. Ce qui n’empêche pas Roosevelt d’envoyer à Vichy un ambassadeur, «&nbsp;ami&nbsp;» du maréchal&nbsp;». Evidemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1&nbsp; Il n’est pas impossible que bien des gouvernements comptent sur la prochaine « fête » du foot mondial pour faire passer d’autres mesures liberticides, préparatoire à la guerre.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2&nbsp; La hiérarchie catholique a soutenu les différentes dictatures des années 30 et 40. A la libération, l’exfiltration de criminels de guerre, pas seulement allemands, mais aussi croates etc est passée par les soins de dignitaires très respectables de l’Eglise catholique. Vers l’Argentine de Péron, ou le Paraguay du pédo criminel-général Stroessner &#8230; petit protégé pendant des décennies de la grande « démocratie » US.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">JM. 3-05-2026.</p>
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		<title>Robert Bothereau face à la marche à la guerre. Les syndicats et la guerre (22).</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/robert-bothereau-face-a-la-marche-a-la-guerre-les-syndicats-et-la-guerre-22/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 13:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Robert Bothereau face à la marche </p>
<p>à la guerre.</p>
<p>Les syndicats et la guerre (22).</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p align="JUSTIFY"><em>« La guerre n’est rien d’autre que la poursuite de la politique par d’autres moyens ».</em> Carl von Clausewitz).</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Robert Bothereau</strong>, Secrétaire général de la CGT-FO de 1948 à 1963, a écrit après-guerre une petite brochure intitulée : <em>« le syndicalisme dans la tourmente, 1940-1945 »</em> sous-titrée, <em>« récit rapide de temps qui nous furent longs »</em>. Un texte à relire attentivement.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Les libertés publiques menacées (1).</strong></p>
<p align="JUSTIFY">R. Bothereau rappelle : <span style="color: #0000ff;">« Si l’Europe avait ses problèmes, la France avait les siens propres. De grosses tensions se manifestaient sur le plan national dont les conséquences allaient se répercuter au sein même de l’organisation syndicale &#8230; </span><span style="color: #000000;">Bothereau rappelle les évènements de février 1934.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">( &#8230; ) Il faut ici en quelques mots rappeler l’existence et puis l’action des « ligues ». Les ligues ? Un faisceau d’organisations fort diverses mais unies dans la prétention d’imposer à la France un gouvernement « fort ». En vérité, une entreprise factieuse menaçant les libertés publiques ».</span></p>
<p align="JUSTIFY">Notre CGT, celle de Jouhaux, refusant une coupable « neutralité », avait su en accord avec la SFIO et sans violer les statuts confédéraux – bien au contraire, en les appliquant à la lettre &#8211; prendre ses responsabilités (2).</p>
<p align="JUSTIFY"><b>La marche à la guerre. </b>Bothereau écrit : <span style="color: #0000ff;">« Chacun sait que le syndicalisme français s’est toujours voulu pacifiste. Il fut même à ses origines violemment antimilitariste » </span><span style="color: #000000;">et il indique :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« A son congrès de Rennes en 1898, la CGT demandait « <i>un désarmement général</i> &#8230; </span><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;">»</span> (3).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Bothereau rappelle les grandes dates de la résistance syndicale à la marche à la barbarie. Puis,</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">« ( &#8230; ) <span style="color: #0000ff;"> </span></span><span style="color: #0000ff;">En 1933, l’Europe et avec elle le monde entier entraient dans la période sombre qui préparait de nouveau la guerre. »</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« En 1933, le Japon et l’Allemagne quittaient la Société des Nations. La course aux armements s’accélérait ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Le budget de guerre, trois, quatre, cinq (ou plus encore) % du PIB ? </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">«  En Espagne, où la république allait s’effondrer sous Franco, intervenaient les puissances étrangères. L’Europe fasciste s’y faisait les griffes</span><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;"> ».</span> Les « démocraties » regardaient ailleurs. L’Empire britannique secondé par les milices sionistes, était tout occupé à réprimer la grève générale en Palestine.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;">Ouvertement, la guerre &#8230;</span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><strong>Bothereau : </strong><span style="color: #0000ff;"><b>« </b></span></span><span style="color: #0000ff;">En 1938, les choses se précipitent. Les dictateurs ne prennent plus la peine de déguiser leurs intentions<b> ». </b></span><span style="color: #000000;">Après Munich (les 29 et 30 septembre 1938), la Commission administrative de la CGT se réunit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« L’accord ne peut se faire entre ses membres. Une majorité accepte un texte bâtard par lequel elle se félicite que ces accords aient évité le pire dans l’immédiat en suspendant la course à la guerre »<b>.</b></span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;">Bothereau explique le rôle des « néos syndicalistes », les futurs collaborateurs du maréchal Pétain.</span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« En 1935 naissait animé par une équipe de militants de l’ancienne CGT groupée autour de René Belin, l’un des secrétaires adjoints, un nouveau journal intitulé «<i>syndicats</i> », &#8230; il visait en particulier à être l’organe des plus farouches partisans de l’indépendance syndicale. Sa ligne d’action reposait sur une double plateforme : l’indépendance et le pacifisme. Ceci n’avait à vrai dire rien d’original et répondait à la pensée profonde de nombre de syndicalistes &#8230; »</span></p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/04/629_copie.jpg" width="219" height="292" /></p>
<p align="JUSTIFY">Ce sont ces militants de <em>syndicats,</em> champions d’une curieuse « indépendance syndicale » radicalement opposée à la Charte d’Amiens qui se placèrent au nom du « réalisme » à la remorque de Pétain, de sa « révolution nationale », de sa politique brutalement anti ouvrière et d’une politique raciste et antisémite totalement débridée.</p>
<p align="JUSTIFY">Certains venaient de secteurs réputés très à gauche. Par exemple Hubert Lagardelle, successeur de Belin au poste de ministre du travail à Vichy, Lagardelle, admirateur de l’ex socialiste, Benito Mussolini. Son successeur, Jean Bichelonne était lui, un homme de droite ordinaire, qui a « glissé » comme beaucoup d’autres à la droite extrême. Son boulot ? accélérer la déportation en Allemagne dans le cadre du STO.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Le Comité confédéral national au pied du mur.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« Le Comité confédéral national </span><span style="color: #000000;">(réunion des secrétaires d’unions départementales et de fédérations)</span><span style="color: #0000ff;"> réuni peu après Munich consacre six séances à l’examen de la situation internationale, l’Allemagne ayant envahi le territoire des Sudètes et vote une motion approuvant les instances confédérales d’avoir su <i>traduire le souci du pays d’assurer la paix par les négociations et les pourparlers ».</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><i>« </i>C’était, </span><span style="color: #000000;">écrit Bothereau</span><span style="color: #0070c0;">,<span style="color: #0000ff;"> une manière de colmater nos désaccords internes devant les lourdes responsabilités qui pesaient et allaient peser plus encore sur les militants confédéraux </span></span><span style="color: #0000ff;">». </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">(La fraction dirigée par le PCF se soumettait en toutes circonstances aux directives de la diplomatie du Kremlin, comme lors de la signature du pacte germano-soviétique).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Tout ceci dans un contexte où la préparation à la guerre se combinait inévitablement avec une violente offensive du gouvernement du radical Daladier, contre les acquis ouvriers, notamment ceux arrachés par la grève générale de mai et juin 1936 (4).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« Les choses peuvent aller vite dans un monde où triomphe la raison du plus fort. Elles allèrent vite en effet, et loin ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Voilà un constat pertinent, et plus que jamais d’actualité. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Peut-il d’ailleurs en être autrement tant que durera le règne des impérialismes, fauteurs de guerres et de misère?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Les militants syndicalistes ont-ils d’autres alternatives que de se rassembler au plan international pour mettre en échec les politiques de guerre sociale et de guerres de la classe capitaliste ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Le meeting de Londres le 20 juin sera une étape à ne pas manquer dans le combat syndical pour fédérer toutes les résistances.</span></p>
<ol>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Vers « <b>un nouveau régime d’exception</b> ? » en complément du projet de loi liberticide Yadan. Source : <em>vie publique.</em> « un projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions », notamment quelques autres milliards supplémentaires – 36 milliards &#8211; non pour la « défense », mais pour la guerre prévoit aussi ceci : Selon <em>vie publique,</em> l’Assemblée nationale « doit examiner le projet de loi à partir du 4 mai 2026 ». de quoi s’agit-il ? </span></p>
</li>
</ol>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« Un état d’alerte de sécurité nationale, un nouveau régime de défense et de sécurité nationale sera activable par décret du conseil des ministres sur toute partie du territoire national en cas de menace grave et actuelle pesant sur la sécurité nationale, notamment :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"> (Si) La continuité des activités essentielles à la vie de la Nation &#8230; »  est menacée.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Autrement dit, si des grèves – ou une grève générale – venaient à perturber l’effort de guerre, le « conseil des ministres » se réserverait le droit de déclarer l’état d’urgence, <b>« un nouveau régime d’exception</b> » comme le dit ouvertement <em>« vie publique ». </em></span></p>
<ol start="2">
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">En Allemagne la politique de division forcenée de la direction du parti stalinien tout au long de l’année 1932 (au moins jusqu’à la grande grève des transports à Berlin en novembre) arrangeait bien les affaires de la direction social-démocrate qui ne voulait d’action commune réelle contre le fascisme, ni à la base ni au « sommet ». Les dirigeants de la grande confédération syndicale avaient eux, choisi de participer au 1<sup>er</sup> mai nazi en 1933 avant d’être les premiers occupants des premiers camps de concentration, dès le 2 mai. Le parti dit du Centre, parti catholique (il est toujours utile de ne pas le cacher), aura sans surprise voté les pleins pouvoirs à Hitler puisque désigné meilleur rempart au « judéo-bolchévisme ». Tels sont les faits. Il n’y a pas de <em>« responsabilité collective »</em> du peuple allemand. Par contre il y a bien une responsabilité collective de l’ensemble de l’ « arc » des « élites » réactionnaires</span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Peut-être un vœu pieux ? Pour le moins une question discutable. Demander à l’impérialisme de cesser de planifier des guerres ? Et les chefs de guerre diraient : <em>« oui, c’est vrai, vous avez raison, on arrête tout : les guerres, les conquêtes coloniales, les attaques contre la sécu, les retraites, le saccage des services publics, les lois anti immigrés et tout le reste et on négocie sur vos revendications ».</em> Qui peut encore réellement y croire, en 2026, avec tout ce que l’on sait du passé ? et ce que l’on observe du présent &#8230; </span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Et non des acquis octroyés par la grâce du gouvernement, comme le rappelle si justement <b>André Bergeron</b> : </span></p>
</li>
</ol>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« On ne peut pas dire que la CGT ait été à l’origine du mouvement </span><span style="color: #000000;">(la grève générale)</span><span style="color: #0000ff;"> de juin 36 ; ça s’est fait spontanément. On a beaucoup parlé des quarante heures et des congés payés, mais cela ne figurait pas dans le programme du Front populaire. Blum les a proposés à la fin de la conférence de Matignon en espérant que cela calmerait le jeu.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Les évènements étaient tellement imprévus qu’il a fallu, je ne veux pas dire supplier, parce que le terme ne convient pas, mais il a fallu convaincre Jouhaux de rentrer à Paris ; il était à une réunion du Conseil d’administration du Bureau international du travail à Genève et, manifestement, il ne se rendait pas compte de la gravité de la situation ». (Source, interview dans : <em>annales des mines,</em> N°83, mars 2006).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Le patronat était affolé et suppliait Blum de faire le nécessaire pour stopper la grève comme le rappelle Blum lui-même lors du procès de Riom, en 1942 ; procès interrompu à la demande de l’occupant nazi. Tels sont les faits.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">JM. 16-04-2026.</span></p>
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		<title>Deuxième partie : mai 1947. Le 1er mai. La CGT à la croisée des chemins.</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/deuxieme-partie-mai-1947-le-1er-mai-la-cgt-a-la-croisee-des-chemins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 12:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième partie : mai 1947. </p>
<p>Le 1er mai. La CGT à la croisée </p>
<p>des chemins.</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/deuxieme-partie-mai-1947-le-1er-mai-la-cgt-a-la-croisee-des-chemins/">Deuxième partie : mai 1947. Le 1er mai. La CGT à la croisée des chemins.</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="font-weight: 400;">Le président de la république « socialiste » V. Auriol, défenseur du désordre capitaliste et des guerres coloniales qui en découlent s’exprime avec clarté dans : « </span><i><span style="font-weight: 400;">Journal du septennat, 1947-1954</span></i><span style="font-weight: 400;"> »).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Première partie, voir ici : https://fo44.fr/fevrier-1947-accompagnement-ou-r%C3%A9sistance-syndicale/</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">1</span><span style="font-weight: 400;">er</span><span style="font-weight: 400;"> mai 1947 :</span><span style="font-weight: 400;"> Auriol constate : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;">La situation du ravitaillement en pain risque de devenir dramatique &#8230;</span> </span><span style="font-weight: 400;">(l’ « aide » <span style="color: #0000ff;">américaine  n’arrive pas) </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-weight: 400;">une grève dans deux ateliers des usines Renault pour une augmentation de salaire risque de provoquer une crise ministérielle. Dans ces ateliers, certains éléments </span><span style="font-weight: 400;">(sic)</span></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;"> trotskystes et même socialistes ont déclenché ce mouvement alors que le syndicat des métaux de Hénaff</span> </span><span style="font-weight: 400;">(dirigeant PCF du syndicat)</span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;"> en tête s’y oppose</span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;"> »</span>. Bien résumé.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="font-weight: 400;">« </span><span style="font-weight: 400;">Les communistes réclament non une augmentation générale des salaires mais l’établissement de primes à la production &#8230; ils croient que c’est le meilleur moyen de défendre le régime</span><span style="font-weight: 400;"> ».</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Conseil des ministres, 21 Heures : </span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;">« Je refais au Conseil un compte rendu de mon voyage en </span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;">AOF</span> (Afrique Occidentale, dite, française)</span><span style="font-weight: 400;">.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="font-weight: 400;">Le président du Conseil Ramadier répond à Thorez que</span> <span style="font-weight: 400;">le blocage des salaires n’interdit pas la création des primes à la production correspondant à une augmentation effective de celle-ci</span></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;"> ».</span> Belle unanimité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais, Tillon, ministre PCF de la Reconstruction &#8230; établit ce constat : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;">les ouvriers sont mécontents de la politique du gouvernement, mécontents du ravitaillement, mécontents de la non-application des conventions collectives, de la vie chère, de la hausse des prix, que toute la politique est en jeu et qu’on ne peut gouverner à la fois contre la classe ouvrière et avec elle </span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;">».</span> Tous les ministres capitalistes en ont parfaitement conscience. Personne ne peut les convaincre de changer de politique. C’est ce que rappelle Ramadier-« Ramadiète » :</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="font-weight: 400;">«</span><span style="font-weight: 400;"> Ramadier reconnaît l’effort de Thorez, il n’y a pas de déshonneur à être désavoué par des camarades &#8230; on ne gouverne pas contre la classe ouvrière lorsqu’on défend les intérêts de la Nation </span></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;">».</span> Vieille rengaine.</span></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/04/628-1.jpg" width="496" height="376" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #3366ff;"><i><span style="font-weight: 400;">A l’époque, le PCF rassemble largement plus du quart des électeurs. Et beaucoup plus dans les rangs de la classe ouvrière. Il y a plusieurs millions de syndiqués à la CGT (toujours réunifiée à cette date). </span></i></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #3366ff;"><i><span style="font-weight: 400;">« En octobre 1937, Maurice Thorez se fit consacrer fils du peuple par tout le Parti puis, après son retour en France, en novembre 1944,il fut déclaré : le meilleur stalinien français. Les communistes de notre temps pratiquaient donc un double culte de la personnalité qui unissait dans un unique amour le maréchal Staline et leur secrétaire général ». (Source, Charles Tillon, « un procès de Moscou à Paris », dans le chapitre : « Comment je devins stalinien ». Evidemment, tout ceci peut paraître bien étrange aux plus jeunes, et même un peu moins jeunes &#8230;</span></i></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Auriol en remet une couche : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;">Vous</span> </span><span style="font-weight: 400;">(Thorez</span><span style="font-weight: 400;">) <span style="color: #0000ff;"><span style="background-color: #ffffff;">avez</span> été très courageux.  D’une façon permanente et à plusieurs reprises, vous vous êtes jeté dans la mêlée, faites-le encore, je vous en prie au nom de la Nation, au nom de la République </span></span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;">». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;">« </span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;">Très ému, rouge,</span> Thorez me dit</span><span style="font-weight: 400;"> </span><span style="font-weight: 400;">: </span><span style="color: #0000ff;"><i><span style="font-weight: 400;">Je ne peux plus rien, j’ai fait tout ce que j’ai pu, je suis maintenant au bout de mon</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">rouleau</span></i><span style="font-weight: 400;"> et à ce moment, j’ai vu des larmes dans ses yeux</span><span style="font-weight: 400;">.</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Auriol poursuit : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;">Peut-être pourrait-on encore faire quelque chose, voyez si le terrain sur lequel Ramadier est prêt à se placer peut aussi être le vôtre, c&rsquo;est-à-dire les primes à la production et au rendement. Ce pourrait être étudié, d’accord avec la CGT qui me paraît d’ailleurs favorable à cette thèse</span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #0000ff;"> ». </span> Comme toujours le ministre capitaliste met dans le même sac les « sommets » du syndicat et les adhérents, victimes des combines des « sommets ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Thorez : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Je ne crois pas pouvoir aboutir, c’est plus profond que ça</span></i><span style="font-weight: 400;"> ».</span></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/04/628-2.jpg" width="356" height="202" /><br /><br /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #3366ff;"><i><span style="font-weight: 400;">Primes à la production ? Les travailleurs n’en veulent pas. Le 1</span></i><i><span style="font-weight: 400;">er</span></i><i><span style="font-weight: 400;"> mai 1947 à Saint Nazaire, c’est le ministre Charles Tillon qui  anime  le meeting CGT. « Le ministre de la Reconstruction pour quelques jours encore, </span></i><span style="font-weight: 400;">(jusqu’au 5 mai)</span><i><span style="font-weight: 400;">   s’étonne de ne pas voir plus d’immeubles réparés à Saint-Nazaire alors qu’il y a des crédits et des matériaux ». </span></i></span></p>
<p><strong>« <i>Un gouvernement à direction M.R.P</i> » ?</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans une note en bas de page, Auriol note : <span style="color: #0000ff;">«</span></span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;"> Je fais remarquer que l’intervention de Tillon met en cause toute la politique du gouvernement, politique dont tout de même ils </span><span style="font-weight: 400;">(les communistes)</span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;"> ont été solidaires. Je ne comprends pas que l’on rompe l’accord intervenu alors qu’au mois de février </span><span style="font-weight: 400;">(voir 1</span><span style="font-weight: 400;">ère</span><span style="font-weight: 400;"> partie), </span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;">nous étions en plein hiver, que la vie était chère, que les salaires étaient bloqués, qu’il n’y avait pas encore de baisse </span><span style="font-weight: 400;">(des prix).</span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-weight: 400;"> Aujourd’hui, il y a une amélioration et la France se redresse</span><span style="font-weight: 400;">. </span><span style="font-weight: 400;">Je ne vois pas le fait nouveau qui justifie la sortie de Tillon. Celui-ci ne répond pas ».</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le fait nouveau, c’est la peur panique de l’appareil stalinien de perdre le contrôle des « masses », comme ils disent.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et puis, il y a la pression pas du tout amicale de l’appareil stalinien international représenté par l’italien Togliatti. Auriol note le 4 mai : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-weight: 400;">Selon Ramadier, Togliatti qui a la direction générale du communisme dans l’occident </span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">(en réalité, il n’est que le répondeur automatique de Staline)</span><span style="font-weight: 400; color: #0000ff;"> insisterait pour qu’on fît en France ce qu’ils ont fait en Italie, c&rsquo;est-à-dire un gouvernement à direction M.R.P</span></span></span><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;">. »</span> (</span>MRP que le </span><i><span style="font-weight: 400;">canard enchainé</span></i><span style="font-weight: 400;"> appelait très justement : « </span><i><span style="font-weight: 400;">machine à rouler le peuple </span></i><span style="font-weight: 400;">» ou encore : </span><i><span style="font-weight: 400;">« machine à récupérer les pétainistes</span></i><span style="font-weight: 400;"> » ; le MRP fut le parti de feu le bon abbé Pierre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais comment faire avaler ça au bon peuple ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Italie l’accord entre le P C I et la Démocratie chrétienne a eu comme conséquence, notamment, le maintien du concordat signé entre Mussolini et le Vatican. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas de quoi susciter l’enthousiasme des « masses » &#8230; ni des syndicalistes qui ne renoncent pas à défendre les intérêts particuliers des classes exploitées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le départ forcé des ministres « communistes » ouvrira une nouvelle période, celle des grèves à répétition avec» l’objectif non pas de gagner sur des revendications précises mais de servir les intérêts du moment de la bureaucratie qui contrôle la CGT.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les militants syndicalistes qui veulent continuer à défendre les revendications vont fonder notre CGT-FO, continuatrice de la « vieille CGT ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tels sont les faits.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">JM 29-03-2026.</span></p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/deuxieme-partie-mai-1947-le-1er-mai-la-cgt-a-la-croisee-des-chemins/">Deuxième partie : mai 1947. Le 1er mai. La CGT à la croisée des chemins.</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
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		<title>Février 1947 : « Accompagnement » ou résistance syndicale.</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/fevrier-1947-accompagnement-ou-resistance-syndicale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 09:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://force-ouvriere44.fr/?p=28751</guid>

					<description><![CDATA[<p>Février 1947 : « Accompagnement » </p>
<p>ou résistance syndicale.</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/fevrier-1947-accompagnement-ou-resistance-syndicale/">Février 1947 : « Accompagnement » ou résistance syndicale.</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><u>1</u><sup><u>ère</u></sup><u> partie</u> : février.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Vincent Auriol, membre de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) est président de la république de janvier 1947 à janvier 1954. Les partis de « gauche » et de droite, prétendent « redresser la France » par la grâce de politiques d’austérité. C’est déjà le fameux : « on-ne-peut-pas-faire-autrement » de tous les « co constructeurs de réformes » d’hier et d’aujourd’hui.</p>
<p align="JUSTIFY">Auriol a rédigé son<em> « journal du septennat »</em> (plus de 800 pages).</p>
<p align="JUSTIFY">Il nous raconte dans le détail les Conseils des ministres, ses rencontres avec les « importants » de l’époque, avec les dirigeants syndicaux etc. Auriol, c’est un homme de  gauche, jusqu’à la caricature ; autrement dit, un serviteur exemplaire, si l’on peut dire, de l’ordre capitaliste.</p>
<p align="JUSTIFY">En 1947, la CGT est toujours « réunifiée » suite aux accords du Perreux en 1943.</p>
<p align="JUSTIFY">En mai, c’est la grève des ouvriers de Renault pour l’augmentation générale des salaires. Pour reprendre le contrôle de la situation, les ministres « communistes » sont contraints de quitter le gouvernement. Cette hypothèse avait déjà été envisagée en février. (Précisément, le 24 février). Ce sera l’objet de la seconde partie de cet article.</p>
<p align="JUSTIFY">Ces quelques extraits du « journal » d’Auriol sont assez explicites pour éviter de longs commentaires &#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><u>Mardi 4 février</u> : Auriol : <span style="color: #0000ff;">« Les journaux trop nombreux divisent l’opinion et ne la dirigent pas »</span>. Mieux vaut ne pas commenter.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>« L’agitation &#8230; »</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><u>Vendredi 7 février</u> : <span style="color: #0000ff;">« J’ai reçu ce matin les organisations économiques, CGT, CFTC, CNPF </span><span style="color: #000000;">(patronat). </span><span style="color: #0070c0;"><span style="color: #0000ff;">A tous les membres des bureaux, j’ai demandé l’appui unanime pour le redressement du pays, sa reconstruction matérielle, son unité, et à tous, j’ai demandé de mettre un terme à l’agitation que je crois déceler dans les organisations et tous m’ont promis leur concours. ( &#8230; ) La CGT et la CFTC me déclarent qu’ils sont prêts à aider le gouvernement à accentuer la baiss</span>e </span><span style="color: #000000;">(des prix)</span><span style="color: #0000ff;"> mais que la situation de la classe ouvrière est effroyable et qu’il faut prévoir des indemnités provisoires pour les salaires anormaux &#8230; ils redoutent que les militants ne débordent les bureaux </span><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;">»</span>. Voilà qui est bon à savoir.</span></p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><a href="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/03/627-jm.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/03/627-jm.jpg" width="331" height="448" /></a></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>Le refus obstiné du gouvernement de négocier l’augmentation des salaires contraint les fonctionnaires à rentrer dans l’action pour leurs revendications. C’est la lutte des classes contre la « luttes des places ». Hier comme aujourd’hui.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Mardi 11 février</u></span><span style="color: #000000;"> : Conseil des ministres : </span><span style="color: #0070c0;"><span style="color: #0000ff;">« Et voici la grande affaire de cette séance, le déficit du budget est de 100 milliards &#8230; Thorez</span>, </span><span style="color: #000000;">(chef du PCF)</span><span style="color: #0000ff;"> fait quelques observations judicieuses &#8230; il faut </span><span style="color: #000000;">(dit-il)</span><span style="color: #0070c0;"><span style="color: #0000ff;"> atteindre l’équilibre du budget ordinaire par la suppression de certains crédits militaire</span>s </span><span style="color: #000000;">(bravo !)</span><span style="color: #0000ff;"> et la compression de certains effectifs du service public &#8230; ces suggestions sont adoptées par le Conseil des ministres<b> ». </b></span><span style="color: #000000;">Les « déficits » ? Classique &#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Parmi les décisions : « importation massive de moutons de Tunisie afin de faire baisser les prix sur les marchés ». Autrement dit, c’est le pillage redoublé des colonies et « protectorats ». Unanimité.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Mercredi 12 février</u></span><span style="color: #000000;"> : rencontre avec Jacques Duclos, N° 2 du PCF.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;">« Seule une politique d’austérité s’impose ».</span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« Je </span><span style="color: #000000;">(Auriol)</span><span style="color: #0070c0;"><span style="color: #0000ff;"> lui dis : je dois faire l’effort d’unité nationale &#8230; Je vous préviens que dans la misère dans laquelle se trouve le pays, seule une politique d’austérité s’impose. Il faut discipliner les masses. A ce sujet, Duclos me dit qu’il faut leur</span> (</span><span style="color: #000000;">aux communistes)</span><span style="color: #0000ff;"> faciliter la tâche &#8230; </span><span style="color: #000000;">» en faisant quelques concessions. Mais le risque, c’est que les « masses » </span><span style="color: #000000;"><i>indisciplinés</i></span><span style="color: #000000;"> prennent ces concessions comme autant de points d’appui pour revendiquer ce qui leur revient. Exercice périlleux ! Même pour des bureaucrates expérimentés.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Dimanche 16 février </u></span><span style="color: #000000;">: <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="color: #0000ff;">Ramadier </span><span style="color: #000000;">(Président du Conseil, surnommé « Ramadiète »)</span><span style="color: #0000ff;"> m’informe que le ministre de l’Intérieur a découvert un complot communiste</span><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;"> »</span>. Comme quoi, les ministres de l’Intérieur de la IVème république valent ceux de la Vème.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« <b>La grève ne saurait être tolérée dans les hôpitaux</b> ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Mardi 18 février </u></span><span style="color: #000000;">:</span><span style="color: #0000ff;"><i> «</i> Ramadier rappelle l’obligation légale de supprimer avant le 1<sup>er</sup> mars, 50 000 emplois de fonctionnaires. (&#8230;) l’Etat doit imposer sa volonté. En aucun cas, la grève ne saurait être tolérée dans les hôpitaux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Ramadier a défini une politique gouvernementale qui condamne la hausse générale des salaires.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">( &#8230; ) En aparté, Thorez me dit que les fonctionnaires ne sont pas raisonnables car on leur a donné 52 milliards &#8230; » </span><span style="color: #000000;">Les éternels « nantis » &#8230; comme le disait le vieux pouilleux lubrique, le bon « abbé Pierre ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;">Atteinte à « </span><span style="color: #000000;"><i>La sécurité</i></span><span style="color: #0070c0;"><i> </i></span><span style="color: #000000;">»&#8230; deux ans de prison !</span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Vendredi 21 février</u></span><span style="color: #000000;"> : Conseil des ministres. <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="color: #0000ff;">André Marie</span><span style="color: #000000;"> (garde des sceaux, membre du Parti dit, radical, auteur plus tard de la loi Marie d’aide à l’ « enseignement » confessionnel) </span><span style="color: #0000ff;">signale la nécessité de mesures pour assurer le fonctionnement des services publics essentiels. Les dernières grèves ont porté atteinte à la sécurité et à la santé. Il propose que des peines de six mois à deux ans de prison et une amende de 10 à 100 000 francs punissent tous les agents </span><span style="color: #000000;">(grévistes)</span><span style="color: #0000ff;"> de l’Etat dépositaires de l’autorité publique ou concourant au maintien de l’ordre et de la sécurité &#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0070c0;"><span style="color: #0000ff;">Thorez dit que des indiscrétions au sujet de ces propositions ont créé une forte émotion dans les services publics. Il estime personnellement nécessaire toute mesure tendant à assurer les services essentiels d’autorité et de sécurité mais il ne faudrait pas que ce soit excessi</span>f </span><span style="color: #000000;">(18 mois de prison ? ça irait)</span><span style="color: #0070c0;"> &#8230;<span style="color: #0000ff;"> le Conseil est d’accord »</span>. </span><span style="color: #000000;"><i>Forte émotion</i></span><span style="color: #000000;"> seulement, ou dégoût ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Notons que la capacité de nuisance d’un appareil obsédé par le maintien de la « stabilité » de « nos » institutions ne s’évalue pas essentiellement au nombre de bulletins déposés dans les urnes.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Samedi 22 février</u></span><span style="color: #000000;"> </span><span style="color: #0070c0;">: <span style="color: #0000ff;">« Visite de Le Léap et Neumeyer de la Fédération des fonctionnaires.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Je profite de cette visite pour les secouer vivement en raison de leur grève.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Vous avez troublé, leur dis-je, l’opinion publique et favorisé les menées extrémistes. Vous brisez la confiance entre l’Etat et vous, vous vous dressez contre l’Etat &#8230; Enfin, il n’y a pas de motif. Le Parlement a voté 52 milliards.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Thorez lui-même disait l’autre jour que c’était une situation que ne connaissait pas la classe ouvrière, les traitements anormalement bas y sont inexistants &#8230; » </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Mais les leçons de morale et les menaces renforcent la détermination des grévistes qui refusent de se soumettre.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;">« </span><span style="color: #000000;"><i>Un grand courant à la CGT</i></span><span style="color: #000000;"> &#8230; » qui pourrait bien tout emporter.</span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Lundi 24 février</u></span><span style="color: #000000;"> : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="color: #0000ff;">Léon Blum vient me voir. On s’est mis d’accord sur la question des salaires, pour qu’on se limite au minimum vital. Thorez serait paraît-il, d’accord. Mais il y a un grand courant à la CGT pour étendre l’éventail. Thorez d’ailleurs paraît très inquiet. Il craint que les revendications générales appuyées par une menace de grève générale n’exigent la démission des communistes ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Mardi 25 février</u></span><span style="color: #000000;"> : <span style="color: #0000ff;">« </span></span><span style="color: #0000ff;">Encore des grèves dans les minoteries du Nord, chez les dockers, les pêcheurs des ports de l’Ouest, agitation chez les fonctionnaires, les rotativistes, les journalistes &#8230; tout cela crée un état d’esprit très désagréable ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Dans ce contexte de mobilisation permanente des classes exploitées, la CGT perd des centaines de milliers d’adhérents qui, déçus, se sentant mal défendus, voire, trahis, abandonnent Leurs syndicats pour ne plus y revenir pour le plus grand plaisir des directions « responsables ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">On remarquera que dans ce contexte explosif, les ministres au service du chaos capitaliste ne proposent ni « sommet social », ni « conclave » ou autres fumisteries de notre temps.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;">« France » impérialiste &#8230; ou « indisciplinée » ?</span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Pour conclure, notons qu’Auriol réaffirme sans cesse comme une évidence la vocation impériale de la France. L’intervention de son complice « socialiste » Marius Moutet lors du Conseil des ministres du 5 mars 1947 est édifiante. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">L’individu, éminente personnalité du petit monde « socialiste », est ministre de la « France d’outre-Mer, c&rsquo;est-à-dire des colonies ; il est ministre de l’ « Empire » du 16 janvier au 22 octobre 1947. Il avait déjà sévi sous le soi disant Front populaire.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Droit dans ses bottes, il déclare : <em>« </em></span><em><span style="color: #000000;">la guérilla et le terrorisme continuent en Indochine &#8230; pour chasser les français d’Indochine. La France doit rester en Indochine </span><span style="color: #000000;">».</span></em></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Il faudrait donc augmenter les crédits de guerre. A « gauche », à droite, à l’extrême droite, on est bien d’accord.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Il n’y a pourtant pas si longtemps, les nazis proclamaient, droits dans leurs bottes : </span><em><span style="color: #000000;">l’Allemagne doit rester en France</span></em><span style="color: #000000;">  et ils traquaient les résistants, les« terroristes », notamment les adhérents du PCF* et de la CGT. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Auriol a participé à la résistance &#8230; mémoire de poisson rose ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Alors, irresponsable, ce gouvernement, ces ministres de « gauche » ? Ou plutôt, zélés défenseurs des intérêts du Capital ? Poser la question, n’est-ce pas y répondre ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Dans ce contexte guerrier, les militants syndicalistes pouvaient détourner le regard « pour ne pas faire de politique » &#8230; ou pas. Et rester des syndicalistes.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">*Les militants du PCF ont payé un très lourd tribut. En 1945, les partis staliniens ont bénéficié de la confiance de larges secteurs de la classe ouvrière, notamment en France et en Italie.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">En Allemagne au contraire, la politique de division forcenée de la direction communiste a dès 1933 abouti à la liquidation de fait du parti stalinien qui ne s’en remettra jamais.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Ainsi, en novembre 1932, une grève des transports paralyse Berlin. Les chefs staliniens réalisent un imbécile (irresponsable ?) « front unique » avec les nazis contre les chefs social démocrates du syndicat, ravis de l’aubaine, chefs toujours qualifiés de : « social-fascistes ». </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Et ils en étaient fiers. Tels sont les faits.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><u>Document :</u></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Pour se plonger dans l’atmosphère de l’après-guerre, ce petit film de propagande, mis en ligne par les archives INA : visite du président Auriol en Algérie en mai 1949, comme pour fêter les massacres coloniaux de mai 1945. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><i>« Partout, le Président Français est accueilli par des foules enthousiastes, toutes origines confondues</i> ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">On n’y voit pas les délégués « enthousiastes » CGT ou autres, des UD ou UL d’Alger, Oran, Constantine et Tlemcen. Etaient-ils présents aux festivités, aux côtés des chefs militaires, de la police, des colons racistes grands et petits, des futurs terroristes de l’OAS, des chefs de l’Eglise catholique, avec leurs drapeaux syndicaux   &#8230; ou pas ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #ff0000; background-color: #ffff00;"><a style="color: #ff0000; background-color: #ffff00;" href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe00003982/le-voyage-en-algerie-de-monsieur-le-president-de-la-republique-mai-juin-1949">https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe00003982/le-voyage-en-algerie-de-monsieur-le-president-de-la-republique-mai-juin-1949</a></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><u>Deuxième partie : mai.</u></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">JM. 14 mars 2026.</span></p>
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		<title>El Khomri &#8230; 10 ans ! Joyeux anniversaire !</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/el-khomri-10-ans-joyeux-anniversaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 15:51:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>El Khomri ...</p>
<p>10 ans ! Joyeux anniversaire !</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p align="JUSTIFY">Les très jeunes ne le savent sans doute pas. Les moins jeunes ont peut-être déjà oublié. Il y a dix ans le gouvernement Valls II (1) – Macron -El Khomri- Cazeneuve-Delga- Taubira &#8230; etc s’attaquaient au code du travail.</p>
<p align="JUSTIFY">Entièrement au service du patronat, plus précisément du MEDEF, ce gouvernement prétendait en finir avec les « rigidités »  du code du travail.</p>
<p align="JUSTIFY">Le ministre de l’économie de l’époque, E. Macron rêvait de réussir le bon coup du siècle, tapi bien au chaud dans un gouvernement de &#8230; « gauche ».</p>
<p align="JUSTIFY">On sait que son champion de la guerre du moment V. Zélinsky a profité de cette merveilleuse « opportunité » (selon le bon mot de l’actuel 1<sup>er</sup> sinistre actuel, M. Lecornu), la guerre, pour liquider entièrement ou presque le code du travail en Ukraine. Des syndicats ukrainiens liés à la CSI ont tenté d’alerter &#8230; sans grand succès.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/626-jm.jpg" /></p>
<p align="CENTER"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>El Khomri, ministre du travail et des solidarités et Macron déclarent la guerre au code du travail et aux conventions collectives.</i></span></span></p>
<p align="CENTER"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Le jésuitisme sans limite du futur président enchante le journal de la finance Challenge qui note ces propos :</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #282422;"><span style="font-family: Arial, serif;">« Le gouvernement est à l’écoute et ne considère pas que tout est intangible », déclare-t-il, estimant qu&rsquo;il faut « mener un vrai débat démocratique, de manière calme et dépassionnée ». « Nous sommes à un moment du quinquennat où on ne peut pas tout brutaliser, car ce serait prendre le risque de refermer les débats pour longtemps sans avoir réglé les problèmes », ajoute le ministre, à l&rsquo;origine de la réforme du licenciement, inscrite dans le projet de loi qui sera porté au Parlement par sa collègue Myriam El Khomri ».</span></span></p>
<p align="JUSTIFY">Pas dupes, de nombreux syndicats FO avaient immédiatement dénoncé l’arnaque.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans l’éditorial du 24-02-2016 de <strong><i>l’Ouest-</i>Syndicaliste</strong> titré <strong>RETRAIT !</strong> Michel Le Roch écrivait :</p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><b>« </b><i><b>RETRAIT !</b></i><b> </b><i>Le projet de loi de la ministre du travail, largement inspiré du rapport Badinter, remet en cause plus d’un siècle de conquêtes sociales. Il représente l’un des pires reculs sociaux depuis la Libération. Pour le MEDEF, le rêve devient enfin réalité. Pierre Gattaz, qui milite depuis longtemps pour le retour au contrat de louage de service négocié de gré à gré, encourage le gouvernement à ne rien lâcher.</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">Il <i>s’agit d’une attaque sans équivoque contre le </i><i><b>« principe de faveur »</b></i><i> qui veut qu’entre deux niveaux, la disposition la plus favorable s’applique.</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><i>( &#8230; ) Ce modèle idéologique – corporatiste – porté par le gouvernement est directement inspiré du catholicisme social. Ce n’est donc pas un hasard s’il est pleinement soutenu par la Cfdt.</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><i>( &#8230; ) La défense du code du travail, contre </i><i><u><b>« le dézingage du droit du travail » </b></u></i><i>(selon la judicieuse expression du secrétaire général de notre confédération)</i><i> mérite bien une grève. Nous allons bien entendu nous y employer, en mobilisant tous les militants et en recherchant l’action commune à tous les niveaux, en particulier avec les organisations syndicales avec lesquelles dans le département, nous avons déjà fait front commun &#8230; »</i></span></span></p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/626-jm1.jpg" width="311" height="216" /></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><i>Notre confédération n’était pas candidate à la co-construction du dézingage du code du travail. (2) </i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><b>Le comité confédéral national réuni en avril déclarait :</b></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">« ( &#8230; ) L’inversion de la hiérarchie des normes, (c’est la destruction programmée des conventions collectives de branches par le transfert de pans entiers du droit du travail et de la négociation collective au niveau de l’entreprise ; la remise en cause des missions de la branche et de droits collectifs ; la destruction de droits individuels acquis ; la mise en cause des majorations des heures supplémentaires; les facilitations des licenciements ; l’affaiblissement de la médecine du travail sont au cœur de ce projet. Ce texte est inacceptable, dans sa philosophie générale comme dans nombre de ses articles. Cette logique de remise en cause des garanties et des droits collectifs concerne tous les salariés du privé et du public ».</span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><b>Le CCN</b></span><span style="color: #000000;"> appelle à préparer la grève interpro, partout, pour le retrait.</span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Quant au </span><span style="color: #000000;"><b>secrétaire général</b></span><span style="color: #000000;"> de la confédération, il écrivait à juste titre : « Face à un projet pourtant multi minoritaire, le gouvernement a décidé de faire passer sa loi travail en force, à grands renforts de 49-3, son arme constitutionnelle anti démocratique favorite ». On ne saurait mieux dire.</span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><b>Le syndicat national des magistrats FO</b></span><span style="color: #000000;"> complétait : « ( &#8230; ) La loi travail n’aura pas seulement marqué l’histoire sociale par sa procédure chaotique à coups de 49-3 et sa conception libérale du droit du travail imposée par la gauche de gouvernement. Elle a été aussi l’occasion d’affiner une gestion de l’ordre public tout en nuances politiciennes. Son ultime finalité semble avoir été de discréditer les syndicats et d’entretenir un soigneux désordre visant à rendre insupportable l’exercice d’une liberté publique auquel on reconnaît la qualité d’une démocratie : le droit de manifester, corollaire de la liberté d’expression ».</span></span></span></p>
<ol>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><i>Ceux qui aujourd’hui approuvent le PLFSS meurtrier du président Macron de la Vème République-du-coup-d’état-permanent. </i></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><i>De nombreux camarades de la CGT, de la FSU et des syndicats SUD partageaient bien évidemment ce refus. </i></span></span></span></p>
</li>
</ol>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">J. M 28-02-2026. </span></span></span></span></p>
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		<title>Les syndicats et la guerre (21). Le fascisme.</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/les-syndicats-et-la-guerre-21-le-fascisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 09:54:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats et la guerre (21). </p>
<p>Le fascisme.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Comment le leader des socialistes italiens est-il devenu le chef de guerre des fascistes ?</strong></p>
<p><strong>Comment des « syndicalistes révolutionnaires » sont-ils devenus de fervents fascistes, bellicistes forcenés ?</strong></p>
<p align="CENTER">Pourquoi s’intéresser à toutes ces vieilleries ?<em> « La connaissance du passé serait inutile si elle ne servait à éclairer le présent ».</em> (<b>Alexandre Hébert, </b>mai 1983).</p>
<p align="JUSTIFY">Evacuons tout de suite cette « explication » : <em>« Le fascisme, ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds, et ça continue à cause des cons »</em> (Guy de Montherlant, 1895-1972). Bien sûr, tout n’est pas faux là-dedans. Mais prétendre expliquer le fascisme par la seule folie d’un individu ou d’une poignée d’individus tarés ou mégalos relève d’une grossière supercherie, involontaire ou pas, qui en arrange beaucoup ; aujourd’hui encore, aujourd’hui surtout. On va voir pourquoi.</p>
<p align="JUSTIFY">Inutile de préciser que la situation de l’époque n’est plus celle d’aujourd’hui. Il serait pourtant stupide de se priver de noter quelques points communs.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans ses mémoires politiques parues après-guerre, l’ex numéro 2 de la CGT, le second de Léon Jouhaux, René Belin tentait de répondre à cette épineuse question : <em>comment un homme de gauche comme moi, a-t-il pu être le premier ministre du travail du maréchal Pétain et procéder à la dissolution de la CGT ?</em> Eh bien, c’est simple, il assume tout, au nom du « réalisme ». Ce document, <em>« du secrétariat de la CGT au gouvernement de Vichy »</em> devrait être étudié dans les stages de formation syndicale. Pour l’instant, ce n’est toujours pas le cas.</p>
<p align="JUSTIFY">B. Mussolini n’a pas eu le loisir d’écrire ses <em>mémoires politiques.</em> Il a été pendu par les pieds avant. Dommage pour des <em>mémoires</em> qui n’auraient pas manqué d’intérêt.</p>
<p align="JUSTIFY">On peut quand même, sans l’aide des confidences du Duce, essayer de s’y retrouver.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Quand survient la guerre impérialiste, il n’est plus possible de se cacher.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Les guerres impérialistes (comme les révolutions) provoquent toujours au sein des organisations ouvrières des reclassements qui parfois peuvent surprendre.</p>
<p align="JUSTIFY">C’est le cas en Italie, à l’approche de la grande boucherie.</p>
<p align="JUSTIFY">Au début du XXème siècle, la classe ouvrière d’Italie est fortement organisée.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans les syndicats, différents courants, tendances, ou fractions s’affrontent ; c’est aussi le cas dans le PSI, le Parti socialiste italien. A l’époque, le chef incontesté de toute la « gauche socialiste » s’appelle Benito Mussolini.</p>
<p align="JUSTIFY">Les noms des leaders syndicaux qui ont <i>co-construit </i>la « révolution fasciste » sont pour la plupart passés aux oubliettes.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/625.jpg" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Mussolini en 1903.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Grèves et grèves générales.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Il serait fastidieux d’en dresser la liste.</p>
<p align="JUSTIFY">La grève générale de 1904 illustre bien la situation.</p>
<p align="JUSTIFY">En Sardaigne, loin des grands centres ouvriers du nord de l’Italie, des ouvriers déclenchent la grève. La misère y est considérable. Les raisons de revendiquer et de se révolter sont nombreuses.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais l’organisation ouvrière est déficiente.</p>
<p align="JUSTIFY">Pourtant <span style="color: #0000ff;"><i>« </i><i>le mouvement de masse surprend par son ampleur</i> »</span>. (Source : Maia Asheri, Mario Sznaijder, Zeev Sternhell <span style="color: #0000ff;"><i>« naissance de l’idéologie fasciste</i> »</span> (1).</p>
<p align="JUSTIFY">Les grévistes, les « insurgés », les « rebelles » &#8211; les autorités, l’Etat n’emploient pas encore le terme passe-partout de « terroristes » &#8211; s’exposent à une violente répression.</p>
<p align="JUSTIFY">Ces révoltes sans fin provoquent dans le mouvement ouvrier international de grands débats. Que faire ? :</p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY">Au VIème congrès de l’Internationale socialiste (la IIème internationale : 1<sup>er</sup> congrès à Paris en 1889 ; dernier congrès avant le basculement dans l’Union sacrée, à Bâle en novembre 1912), une partie des congressistes estime que la grève générale mène obligatoirement à la catastrophe.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">En Italie même, une fraction s’organise qui se revendique du « syndicalisme révolutionnaire ». Elle reprend la thèse inverse. Les discussions se mènent librement mais dans la plus grande confusion.</p>
</li>
<li>
<p align="JUSTIFY">Certains, véritablement syndicalistes cherchent à structurer et renforcer les syndicats et répugnent à lancer « leurs troupes » à l’ « assaut de l’ordre bourgeois », n’importe où, n’importe comment. Eux, n’agissent pas pour témoigner dans le siècle.</p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY">D’autres enfin, s’appuyant sur les discours hallucinés du français Sorel (2) prônent la « violence révolutionnaire » contre l’Etat, toujours et partout, et rêvent d’une « élite » ouvrière dirigeante, c&rsquo;est-à-dire eux-mêmes ; autrement dit, une avant-garde éclairée &#8230; ou plutôt prétendument éclairée.</p>
<p align="JUSTIFY">Selon eux, l’émancipation des travailleurs ne peut pas être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. Ceux-là sont très tôt en lien avec Mussolini.</p>
<p align="JUSTIFY">D’autres grèves éclatent en ordre dispersé – « dans la durée », diraient aujourd’hui certain(e)s &#8211; qui prennent parfois le caractère de grève générale comme à Parme en 1908.</p>
<p align="JUSTIFY">Le fossé se creuse entre partisans de l’<i>action directe </i>et d’autres militants qui récupèrent l’étiquette de « réformistes » (3).</p>
<p align="JUSTIFY">Le déclenchement de la guerre coloniale de Libye en 1911 va provoquer des ruptures et des trajectoires en apparence étonnantes.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/625-jm1.jpg" width="496" height="142" /></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>L’Empire ottoman s’était emparé de Tripoli dès 1551.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><i><u>Mars 1911</u></i><i>, déclaration de guerre. Le Président du Conseil, Giovanni Giolitti (1842-1928) est un homme politique représentatif du monde des « démocraties », donc, pro impérialiste. Il mène la guerre coloniale en Libye de 1911 à 1914. Il est à nouveau président du Conseil de juin 1920 à juin 1921. Ces gens-là sont tenaces. Le site wikipédia nous instruit, à sa façon : « il ne pouvait pas faire face aux troubles sociaux qui agitent l’Italie ». Traduction : le « démocrate » Giolitti, colonialiste forcené ne parvient pas, seul, à défaire le processus révolutionnaire commencé en Italie. Donc, « il se rapproche de Mussolini &#8230; qu’il pousse vers le pouvoir ». Qu’en termes aimables ces choses-là sont dites &#8230;</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Guerre de Libye, le contexte.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">En 1911, l’Afrique suscite toutes les convoitises. En 1911-1912 les appétits impérialistes sur le Maroc – particulièrement les gisements de fer indispensable à « l’économie de guerre » &#8211; entraînent le monde au bord de la guerre.</p>
<p align="JUSTIFY">L’Italie impériale qui végète cherche à regagner une partie du terrain perdu d’où son expédition militaire commencée dès 1911 et poursuivie par le régime fasciste. « L’Italie » (ses classes dirigeantes) rêvait de s’emparer de la Tunisie mais la « France » y était déjà installée.</p>
<p align="JUSTIFY">Ce seront plus de vingt ans de guerre et de résistance acharnée du peuple libyen (4).</p>
<p align="JUSTIFY">Le principal impérialisme concurrent, la Grande-Bretagne est déjà installé, par exemple, en Iran où un « accord » signé en 1901 autorise le gros capitaliste William Knox D’Arcy a exploiter l’or noir pendant &#8230; 60 ans ; 16 % des revenus du pétrole devant revenir à l’Iran ; « accord » obtenu à coups de pots de vin, accord non respecté, évidemment &#8230; les 10 % qui restent en réalité engraissent la caste monarchiste de corrompus qui dirigent l’Iran. (Voir à ce  sujet le très intéressant : « <i>L’Iran de Mossadegh</i> » de Nader Vahabi).</p>
<p align="JUSTIFY">Les militants syndicalistes qu’ils se disent « réformistes » ou « syndicalistes révolutionnaires » ou tout simplement syndicalistes ont un premier réflexe salutaire, digne : non à la guerre ! Non au militarisme ! Internationale ouvrière pour la paix, le pain et la liberté ! Ils restent sur le terrain de Jaurès : <em>« le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».</em></p>
<p align="JUSTIFY">Et surtout, ils se prononcent pour la défaite de leur propre impérialisme et soutiennent la résistance du peuple de Libye.</p>
<p align="JUSTIFY">Le premier réflexe de Mussolini vis-à-vis des syndicalistes ralliés à l’union sacrée est correct :</p>
<p align="JUSTIFY">«  Aujourd’hui, le syndicalisme est au service du nationalisme &#8230; de l’impérialisme, du mysticisme, des fauteurs de guerre et du cléricalisme ; quelques fois, il se met au service des propriétaires terriens tout comme les articles appelant à briser les grèves &#8230; »</p>
<p align="JUSTIFY">Très bien, mais ces positions de principe sont vite abandonnées, Pourquoi ?</p>
<p align="JUSTIFY">Mussolini qui se situe en principe à « gauche » du PSI est secrétaire de la section de Forli ; il est proche de nombre de syndicalistes dits « révolutionnaires ».</p>
<p align="JUSTIFY">Pour bloquer l’offensive capitaliste-guerrière, Mussolini et son étroit cercle de disciples proclament la « grève générale ». Sortie de nulle part, mal préparée, c’est l’échec. Mussolini est arrêté et condamné à un an d’emprisonnement. <span style="color: #0000ff;">« Commencent à percer en lui de sérieux doutes sur la capacité du prolétariat à mener à bien son rôle historique &#8230; Mussolini entre dans un lent processus de rupture avec les idées traditionnelles du socialisme &#8230; jusqu’au fascisme »</span> (Maia Asheri &#8230; p. 355)</p>
<p align="JUSTIFY">Suivront déceptions, incompréhensions, recherche effrénée du bouc émissaire parfait mêlées de rodomontades stupides dont il a le secret &#8230; pour lui, les coupables parfaits ne seront pas les juifs très peu nombreux en Italie. D’ailleurs, plus tard, les adeptes du très fascisant sioniste Jabotinsky, minoritaires mais qui existent bel et bien avec leur milice, marcheront avec Mussolini, fièrement. Ses héritiers politiques n’en finissent pas de sévir en Palestine occupée.</p>
<p align="JUSTIFY">Ce ne sont pas non plus les musulmans trop peu nombreux en Italie. Les musulmans, on  se contente de les massacrer dans leur pays.</p>
<p align="JUSTIFY">Ce ne sont pas non plus les protestants &#8230; personne ne pourrait faire semblant de les croire coupables des malheurs de l’Italie. L’Italie du début XIXème siècle n’est pas France de Charles VI le fou ni de Louis XIV &#8230; et tous les autres.</p>
<p align="JUSTIFY">Il ne reste comme « explication » aux échecs des « grèves générales » et aux malheurs de l’Italie que celle-ci : le coupable serait le peuple italien lui-même, un peuple jugé immature qui aurait bien besoin d’une main ferme pour le faire rentrer, de gré ou de force, dans le droit chemin &#8230; et l’éloigner, ce foutu peuple – le « troupeau » comme on dit au Vatican &#8211; de l’influence pernicieuse des <em>mauvais bergers</em> restés fidèles au socialisme, fidèles à l’internationalisme ouvrier.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Vive la guerre !</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Très vite, un des penseurs des syndicalistes « révolutionnaires » (un certain Labriola) en arrive à proclamer ceci :</p>
<p align="JUSTIFY">« L’action menée en Libye est probablement la tentative la plus importante et la plus sérieuse entreprise jusque-là en faveur du Mezzogiorno (le sud de l’Italie où se concentre la misère paysanne et ouvrière) &#8230; Si l’Italie ne prend pas Tripoli, une autre puissance s’en chargera qui utilisera le territoire conquis, dans le meilleur des cas, au détriment des intérêts économiques italiens. Le prolétaire sera inéluctablement le premier et le plus durablement touché ». <span style="color: #000000;">Plus tard, les colonialistes hostiles à l’indépendance de l’Algérie tiendront le même type de discours, en particulier le Parti « communiste » très français.</span></p>
<p align="JUSTIFY">Certains rêvent déjà (comme Mussolini un peu plus tard) de reconstituer une « Rome antique », de contrôler toute la Méditerranée. Un projet certes moins ambitieux que celui des Yankees qui, eux, veulent contrôler, tout le Pacifique &#8230; et par ce biais, la Chine et le monde entier.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour ces nouveaux croisés de la guerre impériale, Il n’y a plus de classes sociales qui s’affrontent, il n’y a plus que des italiens contre &#8230; pratiquement le reste du monde.</p>
<p align="JUSTIFY">C’est le début d’une longue dérive vers le fascisme.</p>
<p align="JUSTIFY">Un syndicaliste très de gauche déçu, sans boussole (De Ambris qui deviendra un piler du fascisme) s’en prend aux militants ouvriers qui ne sombrent pas et fustige  «  Les traitres du PSI et de la CGL » (centrale syndicale) qui restent fidèles aux principes élémentaires du mouvement ouvrier.</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« Même la notion de prolétariat est abandonnée pour être remplacée par celle de producteurs &#8230; Les producteurs viennent de toutes les classes sociales &#8230; ils représentent l’Italie nouvelle »</span> (Maia Ashéri &#8230; p. 392).</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/625-jm2.jpg" /></p>
<p align="CENTER"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Octobre 1911. Le gouvernement Giolitti expédie 36 000 soldats en Libye. Bientôt, ils seront plus de 100 000. L’armée italienne emploie les méthodes de la « France » en Algérie, de l’ « Espagne » au Maroc &#8230; c’est la barbarie coloniale. Les années 1911 et 1912 sont deux années noires. En France, « en 1912, la vieille CGT, c&rsquo;est-à-dire la nôtre avec Jouhaux, organise conjointement un grand rassemblement aux Buttes-Chaumont contre la guerre, conjointement avec les militants SFIO de la Seine (section française de l’internationale ouvrière) qui deviendra parti socialiste ». (Extrait de l’intervention de Michel Le Roch au congrès fédéral de la FNEC-FPFO en décembre 2025).</i></span></p>
<p align="CENTER"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Il y a ceux qui résistent et ceux qui capitulent.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><strong>1911 &#8230; 1914.</strong></span></p>
<p style="text-align: left;" align="CENTER">« Aimons et hâtons la guerre, seule hygiène du monde, superbe flambées d’enthousiasme et de générosité, noble bain d’héroïsme sans lequel les races s’endorment dans l’égoïsme paresseux, dans l’arrivisme économique dans la ladrerie de l’esprit et de la volonté ». (Propos cités par Maia Asheri &#8230; p. 418), publiés dans une revue dite, « syndicaliste révolutionnaire » en février 1910.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>En Libye.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">En janvier 1912, après les premiers massacres coloniaux, un avion italien largue des tracts destinés à rassurer les musulmans par ailleurs qualifiés de : « fanatiques ». Extraits :</p>
<p align="JUSTIFY">« ( &#8230; ) Ne croyez pas ceux qui pourraient vous dire que nous sommes venus pour confisquer vos biens afin de les donner à nos propres colons. Jamais ! &#8230; Nous reconnaissons les droits de tous les hommes et en particulier des Arabes &#8230; » Puis, c’est la menace « Ne savez-vous pas qu’un Etat faible ne peut pas résister à une nation puissante ? ». Voilà un cynisme trop grossier qui se retourne en son contraire.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Désertions, insoumission &#8230;</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><b>« </b>Il y eut des incidents, des protestations contre la guerre et même des mutineries dans tout le pays. Les troupes voulaient rentrer chez elles &#8230; le moral des troupes italiennes est au plus bas et tous veulent la paix ». (Source : T. W. Childs, <i>Italo-Turkish diplomacy</i>).</p>
<p align="JUSTIFY">Peut-être certains soldats se rappellent-ils des mises en garde des syndicalistes et socialistes restés fidèles à l’Internationale ouvrière &#8230;<b> </b></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Vers le fascisme.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">La dérive s’accélère. A la veille du déchaînement de la « der des ders », Mussolini résume son état d’esprit et celui de ses amis désormais clairement ex « syndicalistes », ex « révolutionnaires » :</p>
<p align="JUSTIFY">« Une autre illusion vient de fondre. Une illusion dont, jusqu’à hier, nous nous bercions, l’illusion qui nous laissait croire qu’aucune guerre ne peut plus éclater entre pays européens ».</p>
<p align="JUSTIFY">Comme quoi cette illusion très actuelle mais qui a du plomb dans l’aile n’est pas nouvelle &#8230;</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>« <i>Neutralité active et engagée</i> ».</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Les pressions pour faire basculer le futur DUCE dans le bloc des pays bellicistes deviennent insistantes.</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;">Marcel Cachin (qui deviendra une gloire du PCF) et l’ignoble Jules Guesde, deux furieux va-t-en guerre de « gauche » interviennent auprès de leur collègue et bientôt complice Mussolini pour favoriser l’entrée en guerre de l’Italie. Ce sera fait en 1915. (Voir à ce sujet : Alberto Toscano : « </span><span style="color: #000000;"><i>Mussolini, un homme à nous</i></span><span style="color: #000000;"> »).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« Le 18 octobre 1914, Mussolini publie dans <i>Avanti</i></span> (journal socialiste dont le tirage culmine à 90 000 exemplaires) <span style="color: #0000ff;">un article qui préconise l’abandon de la « <i>neutralité absolue</i> »</span> (et par voie de conséquence de toutes formes de défaitisme révolutionnaire), <span style="color: #0000ff;">en faveur d’une <i>neutralité active et engagée </i><i>».</i></span></p>
<p align="JUSTIFY">Neutralité active et engagée ! L’individu n’a pas été éduqué par les jésuites. Il en a pourtant bien assimilé les éléments de langage. <span style="color: #0000ff;">« Désavoué le lendemain par la direction du PSI, il démissionne dans le courant de la soirée. Quelques jours plus tard, il rejoint officiellement les rangs des chefs syndicalistes qui mènent l’agitation interventionniste ».</span></p>
<p align="JUSTIFY">Ceux-là se réunissent à Milan le 5 octobre 1914. Ils constituent une organisation nouvelle : <em><strong>le Fascio révolutionnaire d’action internationaliste »</strong></em>. Mussolini y adhère.</p>
<p align="JUSTIFY">Ces curieux syndicalistes vont participer en mars 1919 au congrès de fondation du parti fasciste qu’ils soutiendront jusqu’à l’épisode aussi grotesque qu’effrayant de la république de Salo. Voir à ce sujet :</p>
<p align="JUSTIFY">https://fo44.fr/la-bete-immonde-la-republique-de-salo/</p>
<p align="JUSTIFY">Mais en 1914, les grands capitalistes, futurs financiers du parti fasciste, les Agnelli notamment, n’ont pas encore choisi l’option du recours à l’Etat totalitaire.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Que faire des démobilisés ?</strong></p>
<p align="JUSTIFY">A la fin de la guerre, les soldats italiens démobilisés, moqués, méprisés, vilipendés, sans aucune perspective professionnelle sont engagés dans les milices fascistes sévèrement encadrées par des officiers très réactionnaires et patriotes, xénophobes et racistes. Dès 1919, ces bandes armées sont lâchées pour disperser les manifestations ouvrières. Les dirigeants ouvriers, surpris, ne prévoient aucun moyen de défense.</p>
<p align="JUSTIFY">Les retours du front britanniques sont expédiés par milliers aux Kenya, sur les hauts plateaux qu’on leur présente comme un nouvel Eldorado. Ils ont acquis pendant la guerre, disent les chefs militaires britanniques, des « compétences » certaines qu’ils pourront utilement employer face aux « sauvages » d’Afrique. Sans témoin &#8230; bien armés, une bible à la main, on réalise des miracles.</p>
<p align="JUSTIFY">Le très réactionnaire et raciste Max Salvadori commente : « ( &#8230; ) Il y avait des indigènes dont le niveau de vie était assez bas pour qu’on puisse leur offrir des salaires de quelques sous par jour, et qui étaient socialement et intellectuellement assez arriérés pour qu’on puisse empêcher parmi eux la formation de syndicats ouvriers et éviter ainsi les agitations en faveur de l’augmentation des salaires &#8230; » (Source : « <i>la colonisation européenne au Kenya </i>», livre paru en 1938). Edifiant !</p>
<p align="JUSTIFY">Les survivants, les estropiés, les « gueules cassées » de France » finissent parfois dans les groupes d’extrême droite, Action française, Croix de feu, PSF &#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Les battus allemands, humiliés, ruminent la défaite dans une poussière de groupuscules fascisants, tous plus patriotes les uns que les autres.</p>
<p align="JUSTIFY">Chaque impérialisme tente de neutraliser ses « classes laborieuses », les fameuses « classes dangereuses » comme il peut. Car il y a le spectre de la révolution russe &#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Dans tous les cas, la cible, c’est le mouvement ouvrier organisé dans ses syndicats et partis, et, bien sûr aussi, toujours et partout, les étrangers &#8230; qui sont toujours plus nombreux que « nous » ; mon dieu !</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/625-jm3.jpg" width="480" height="325" /></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>Soldats italiens sur le front. Dès 1915, Mussolini et ses complices « syndicalistes » rivalisent de patriotisme le plus borné avec les mouvements de droite et d’extrême droite italiens. L’Italie est alors dans le camp des « démocraties », Grande-Bretagne et France. Le méchant, c’est l’allemand. Selon certaines sources, environ 650 000 italiens sont morts sur le front. Quelques dizaines de milliers étaient des syndicalistes qui avaient confiance en leur syndicat.</i></span></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>En 1914, il y avait en Italie 35 millions d’habitants.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Etait-ce inévitable ?</strong> Certainement pas.</p>
<p align="JUSTIFY">En Russie, les survivants de la grande boucherie participent à la destruction de l’Etat tsariste ce  qui sème la consternation dans toutes les chancelleries.</p>
<p align="JUSTIFY">La force du mouvement ouvrier et des classes exploitées en Russie tsariste comme dans les « démocraties » résident dans ses organisations syndicales et politiques qui ont tout intérêt à coordonner leurs efforts au plan international pour ne pas être battues séparément. C’est même la tâche principale.</p>
<p align="JUSTIFY">Les classes exploiteuses sont organisées, elles et ne reculent devant aucune méthode.</p>
<p align="JUSTIFY">Mieux vaut ne pas l’oublier.</p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">(1) On peut se poser la question de savoir s’il existe réellement « une idéologie fasciste » ou même des « idées » fascistes, ou, plus simplement des instruments de terreur – les partis fascistes et les différentes formes de milices – destinés à imposer la pulvérisation des organisations ouvrières, partis et syndicats et la traque des « étrangers ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Mais poser la question, n’est-ce pas y répondre ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">(2) Sorel Georges (1847-1922), auteur de « <i>réflexions sur la violence </i>». L’individu se caractérise par une incompréhension absolue des rapports entre les classes. Une référence pour Mussolini. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">(3) Aujourd’hui, le terme <i>réformiste </i>désigne tout et son contraire. Se prétendent <i>réformistes</i> les pires contre-réformistes qui accompagnent avec une constance et un cynisme absolus toutes les contre-réformes du capitalisme à bout de souffle. Parfois, ils en sont à l’origine. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">« <i>Utilisez-nous mieux</i> » disent-ils s’adressant à leurs maîtres capitalistes car, vous le savez, nous sommes partisans de l’ « apaisement ». </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">(4) Voir à ce sujet : Zaimeche Al Djazairi, « <i>Libye, colonisation et résistance, 1911, 1932</i> ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Extrait : « Tout au long de deux sanglantes décennies entamées par les innombrables massacres de Tripoli et conclues par la guerre totale de Graziani </span><span style="color: #000000;">(chef de guerre fasciste)</span><span style="color: #7030a0;">,<span style="color: #0000ff;"> rien ne sera épargné au peuple libyen décimé sans pitié : l’internement massif dans des camps de concentration, l’élimination systématique des institutions et des élites musulmanes, la justice expéditive qui fauche les familles, les barbelés qui font du pays tout entier une gigantesque prison à ciel ouvert où les avions déversent leurs gaz de combat à loisir ».</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Et, le film « <i>le lion du désert</i> » sorti en 1981, interdit en Italie par le gouvernement de la Démocratie Chrétienne. C’est une vedette d’Hollywood, Anthony Quin qui incarne le chef rebelle Umar al-Mokhtar. Ce film est une dénonciation de la barbarie impérialiste. Il est vrai qu’il ne concerne la guerre coloniale que sous le règne de Mussolini.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://share.google/TEy7LIRacpjZpWtVV"><span style="font-family: Arial, serif;">https://share.google/TEy7LIRacpjZpWtVV</span></a></span></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #000000;"><u><b>Document </b></u></span><span style="color: #000000;"><b>:</b></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Impérialisme « démocratique », impérialisme fasciste, frères jumeaux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;">Tripoli sous la botte de la « démocratie » de Giolitti :</span></p>
<p align="JUSTIFY">«  ( &#8230; ) Octobre 1911, la capitale Tripoli fut mise à feu et à sang : 1800 habitants peut-être sur les 30 000 que comptait la ville furent fusillés ou pendus. Des milliers de tripolitains furent arrêtés et déportés en Italie. La loi martiale fut proclamée. S’ensuivirent arrestations, procès et exécutions dont les libyens furent les victimes. Mais la politique de terreur ne suffit pas. ( &#8230; ) Non seulement les libyens n’avaient pas reconnu les italiens comme leurs libérateurs contre les Turcs mais ils les combattaient avec succès.</p>
<p align="JUSTIFY">Pendant ce temps l’opinion publique internationale (comprendre, les « élites », l’ « opinion » ignore tout des faits réels) et les chancelleries européennes accusaient Rome de commettre des atrocités &#8230; » Il y a les bonnes et les pas bonnes « atrocités ». Double langage hypocrite, comme toujours &#8230; deux poids, deux mesures.</p>
<p align="JUSTIFY">(Source : « <i>Pour une Italie plus grande</i> » OpenEdition Books).</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/02/625-jm4.jpg" width="507" height="394" /></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>Tripoli, le 5 décembre 1911. Il n’y a pas d’impérialisme acceptable, « bienveillant » opposable à un impérialisme autoritaire, condamnable, à la rigueur, mais lui seul.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY">Notons qu’en 1935, les armées impériales fascistes attaquent l’Ethiopie pour la « libérer » de la  dictature obscurantiste du Négus.</p>
<p align="JUSTIFY">Les « syndicalistes » fascistes sont tenus d’applaudir. C’est ce qu’ils font.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais, prudemment ils restent confinés à l’arrière. Pas si fous que ça, ces fascistes !</p>
<p align="JUSTIFY">En France, la bonne presse qui jusque-là avait les yeux de Chimène pour ce brave DUCE &#8211; certes un peu rustre &#8211; s’inquiète un peu des velléités expansionnistes de l’Italie fasciste.</p>
<p align="JUSTIFY">JM. 15-02-2026.</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/les-syndicats-et-la-guerre-21-le-fascisme/">Les syndicats et la guerre (21). Le fascisme.</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>1956, le syndicalisme libre et indépendant entre résistance et risque d’intégration. Guerres coloniales pour le pétrole &#8230;</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/1956-le-syndicalisme-libre-et-independant-entre-resistance-et-risque-dintegration-guerres-coloniales-pour-le-petrole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 14:20:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://force-ouvriere44.fr/?p=28638</guid>

					<description><![CDATA[<p>1956, le syndicalisme libre et </p>
<p>indépendant entre résistance </p>
<p>et risque d’intégration.</p>
<p>Guerres coloniales pour le pétrole ...</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/1956-le-syndicalisme-libre-et-independant-entre-resistance-et-risque-dintegration-guerres-coloniales-pour-le-petrole/">1956, le syndicalisme libre et indépendant entre résistance et risque d’intégration. Guerres coloniales pour le pétrole &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">1956 &#8230; 2026. Le monde a bien changé. </span></span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Pour autant, même les plus étourdis auront remarqué que les tâches des militants syndicalistes qui considèrent que leur boulot ne consiste pas à appeler à l’ « apaisement » pour assurer la « stabilité » d’un gouvernement quelconque n’ont pas changé.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">L’essentiel est consigné, clairement, dans la Charte d’Amiens qui reste notre boussole.</span></span></p>
<p><strong><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le contexte :</span></span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><u>Mars 1956</u> : les pouvoirs spéciaux sont accordés à l’armée française, droite,  gauche  (SFIO, qui n’a pas grand-chose a à voir avec le P « S » d’aujourd’hui et PCF) et extrême droite réunies, cette fois encore ; c’est l’état d’exception permanent qui légalise la torture. C’est l’arc colonialiste de l’époque &#8230;</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>A Force ouvrière</strong> un axe de la résistance mené par Robert Bothereau (1<sup>er</sup> secrétaire général de la CGT-FO), André Bergeron, Alexandre Hébert et l’Union départementale CGT-FO de Loire-Atlantique s’est constitué pour ouvrir la perspective de l’indépendance de l’Algérie. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les fanatiques de l’ « Algérie française» se déchaînent contre les militants français qui autour du journal la VERITE plusieurs fois saisi, cherchent à rassembler le plus largement possible sur l’axe du soutien inconditionnel aux militants indépendantistes et contre la répression.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Certains ignorants ou hypocrites, ou les deux, pourraient encore prétendre que Bothereau, Bergeron et A. Hébert auraient rompu avec les principes d’indépendance de la Charte d’Amiens ; alors, qu’ils le disent et qu’ils l’écrivent. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><u>Juillet 1956</u> : l’Egypte nationalise le canal de Suez. Le dirigeant nationaliste Nasser est qualifié par certains « démocrates » et autres « progressistes » de « nouveau Hitler » (1). Un classique. Les classes dirigeantes de France et de Grande-Bretagne et l’allié sioniste israélien (pro sionistes de « gôche », de droite ou extrême réunis) prétendent régler l’affaire par la guerre, comme toujours. Les militants syndicalistes sont sommés de s’aligner derrière leurs chefs de guerre.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><u>Octobre-novembre 1956</u> : la classe ouvrière de Hongrie entre en révolution. Trois ans après la mort de Staline et la grève de Berlin-Est (1953), le « <i>bloc de l’Est</i> » se fissure un peu plus.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Evidemment ces évènements ont de lourdes conséquences bien au-delà de la Hongrie, notamment dans la CGT, en France.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">C’est dans ce contexte que notre confédération, soumise pourtant à bien des pressions et face à un appareil stalinien qui peut paraître tout puissant, doit défendre pied à pied les revendications, toutes les revendications, de la plus « grande » à la plus « petite ». Et c’est ce qu’elle fait, malgré toutes les difficultés.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Aucune organisation ne peut sans risquer de devenir inutile – inutile dans le meilleur des cas –  échapper à ses responsabilités sur les grands enjeux de la période.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Même la Fédération de l’Education Nationale qui avait opté pour l’ « autonomie » pour ne pas choisir entre CGT-FO et CGT est traversée par ces débats que d’aucuns qualifieraient du terme qu’ils voudraient infamant, de « politiques ». Comme si ceux qui soutiennent ouvertement ou plus discrètement les politiques de « leur » gouvernement ne menaient pas, eux, et eux seuls, la pire des politiques &#8230; une politique de soumission à l’exact opposé des enseignements les plus élémentaires de la Charte d’Amiens.</span></span></p>
<p align="CENTER"><strong><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><u>Au congrès de la Fédération de l’Education Nationale (F.E.N), novembre 1956.</u></span></span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Robert Chéramy (2) en fait ce compte-rendu :</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">« Sans rien négliger des questions corporatives, revendicatives, le congrès a voté par acclamation un télégramme adressé au Conseil ouvrier de Budapest de solidarité avec les travailleurs hongrois en grève générale ».  </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Sans rien négliger des questions corporatives</i>. Evidemment !</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Chéramy poursuit : « Il a aussi de façon complémentaire adopté un texte solennel réaffirmant le désir profond des enseignants de substituer à la politique de force en Algérie <i>une négociation sans exclusive et sans préalable.</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Dans ce congrès, une poignée de militants socialistes <i>molletistes</i> (3) ont refusé de voter un texte qui condamnait l’intervention (militaire) franco-anglaise à Suez.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Et puis, il y a le cas très lourd d’un quarteron de staliniens qui ont défendu ceci :</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Le congrès comprend et approuve l’aide que, à la demande du gouvernement et paysan a apportée au peuple hongrois l’Union soviétique &#8230;  </i>motion balayée. » (4)</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Robert Chéramy rappelle ensuite les meilleures traditions du mouvement ouvrier telle la conférence ouvrière de Zimmerwald contre la guerre, « la der des der », la grande boucherie de 14-18, grande boucherie prolongée par la coalition des impérialismes contre la jeune république soviétique, l’occupation militaire de la Ruhr etc.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il conclut très justement : « Il est significatif que de puissants appareils dont les intérêts ne sont pas ceux des travailleurs mais ceux des Etats, qu’il s’agisse de l’Etat russe, expression de la bureaucratie stalinienne ou de l’Etat français (à l’époque encore pour deux ans, la quatrième république), expression de la bourgeoisie impérialiste que ces appareils sont les plus acharnés à refuser la démocratie ouvrière qui serait leur perte ».</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les héritiers politiques de ces « puissants appareils » &#8211; certains ont disparu, ou presque, mais pas encore leur capacité de nuisance &#8211; reproduisent pour l’essentiel les politiques de leurs modèles, mais dans un contexte où il n’y a plus depuis longtemps de marges de négociations réelles pour une amélioration même minimale des conditions d’existence de ceux qui sont contraints de vendre leur force de travail ; plus de « grain à moudre » !</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il reste le choix entre :</span></span></p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">la « co construction des réformes » et l’illusion de pouvoir « limiter les dégâts » ; mais le <i>Monde-l’immonde </i>constate (26-12-2025) que décidément, les « co constructeurs » n’y croient pas eux-mêmes. Le « journal » des milliardaires se lamente : </span></span></p>
</li>
</ul>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">« Entre patronat et syndicats, un dialogue social est grippé. De l’échec en juin du <i>conclave </i>sur les retraites au boycott par le MEDEF de la conférence sur le travail, l’emploi et les retraites proposée par Sébastien Lecornu aux partenaires sociaux, 2025 s’achève dans un climat où le désir de co construction manque d’ardeur ».</span></span></p>
<ul>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Ou la préparation de l’action pour en finir avec l’économie de marché et les guerres qui en découlent inévitablement &#8230; et pour renouer avec la Charte d’Amiens.</span></span></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/623-jm1.jpg" /></p>
<p style="text-align: center;" align="CENTER"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><i>La comédie du dialogue social baptisé par François-le-pieux-de-Bétharram – François Bayrou &#8211; « conclave » comme pour pousser le curseur du ridicule toujours plus loin &#8230;</i></span></span></p>
<p style="text-align: center;" align="CENTER"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><i>A l’extrême droite sur la photo, le patron du MEDEF qui boude le conclave N°2, mort-né.</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #0000ff;">1 « <i>( &#8230; ) Et leurs services secrets élaborent même des projets d’assassinat de Nasser, ce nouveau Hitler, comme la presse le présente des deux côtés du Channel</i> ».</span> (Source : <i>France Inter</i>, 19 février 2011). L’actualité récente montre que l’enlèvement (avec risque d’assassinat) de chefs d’états régulièrement élus n’a pas cessé.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"> Du canal de Suez &#8230; au canal du Mozambique. « (La nécessité) <i>de contrôler le canal du Mozambique ne fait que croître avec la mise en service des pétroliers géants, et qui serait nécessairement utilisé en temps de guerre par suite de la fermeture ou de l’obstruction du canal de Sue</i>z &#8230; » (Source : Rémi Carayol, « <i>Mayotte, département colonie </i>», p. 84). Un certain Jean-Paul Orosco, un contre-amiral, indique en 1979 dans le « journal » <i>Le Monde</i> : « <i>Il est possible</i> (depuis cette zone de Mayotte) <i>de mener depuis des sous-marins nucléaires des frappes sur les centres vitaux de l’URSS</i> &#8230; » L’individu ne semble pas comprendre que la cible peut elle aussi viser des « centres vitaux » de l’hexagone, par exemple Toulon, ou pire encore Notre Dame et sa flèche ou ailleurs &#8230;</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">2  Robert Chéramy : (1920-2002). Professeur agrégé d’histoire, il est l’un des animateurs de la tendance </span><i style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: inherit;">école émancipée</i><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: inherit;"> de la FEN.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">3  Guy Mollet, dirigeant de la SFIO de septembre 1946 à juillet 1969. (SFIO : Section Française de l’Internationale Ouvrière). Farouche partisan de « l’Algérie française », pas moins, pas plus que Mendès France ou Mitterrand. Président du Conseil des ministres du 1</span><sup style="font-family: Calibri, sans-serif;">er</sup><span style="font-family: Calibri, sans-serif; font-size: inherit;"> février 1956 au 12 juin 1957.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;">4  Hongrie, 1956. Voir : « </span><i style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff; font-size: inherit;">L’octobre hongrois de 1956, la révolution des Conseils</i><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff; font-size: inherit;"> », 200 pages, paru en 2009 ; par Marika Kocacs et Liliane Fraysse. Marika Kovacs qui a participé aux « évènements » se rappelle ce communiqué du parti stalinien qui calomnie le peuple hongrois :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">« ( &#8230; ) <i>Des éléments réactionnaires fascistes ont lancé une attaque armée contre nos édifices publics, ils ont également attaqué nos détachements de police</i> &#8230; »</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">Les « insurgés » répliquent : « <i>un peuple qui en opprime un autre n’est pas un peuple libre</i> ». (Karl Marx). </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">Ils entendent reconstituer leurs propres syndicats et partis. La répression s’abat, brutale. Les « démocraties » versent des larmes de crocodile. Il serait absurde d’en attendre autre chose.</span></span></p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/623-jm2.jpg" /></p>
<p align="CENTER"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><i>24 février 1956, c’est le rapport Krouchtchev qui ne dénonce qu’une partie des crimes staliniens avec l’objectif d’assurer la stabilité du régime. La sacro-sainte stabilité &#8230;</i></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">J. M 31-01-2026.</span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/1956-le-syndicalisme-libre-et-independant-entre-resistance-et-risque-dintegration-guerres-coloniales-pour-le-petrole/">1956, le syndicalisme libre et indépendant entre résistance et risque d’intégration. Guerres coloniales pour le pétrole &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
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		<title>Chronique des envahisseurs.</title>
		<link>https://fo44.fr/histoire/chronique-des-envahisseurs-7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[astorya]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:45:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://force-ouvriere44.fr/?p=28589</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chronique des envahisseurs.</p>
<p>L’article <a href="https://fo44.fr/histoire/chronique-des-envahisseurs-7/">Chronique des envahisseurs.</a> est apparu en premier sur <a href="https://fo44.fr">Force Ouvrière 44</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;">Marc Prévotel rédige de 1976 à 1989, ses « </span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;">chroniques des envahisseurs ». Il y montre comment l’Eglise catholique, officiellement ralliée à la République, prétend</span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"> infuser dans toutes les veines de l’Etat, comme une sève et un sang réparateur, la vertu et l’influence de la religion catholique ». (Pape Léon XIII, en 1895). Il met en évidence le rôle assigné à la CFDT et au courant personnaliste chrétien désormais installé – par « effraction », certes – à la tête de la Vème République lors du 1er quinquennat Macron, pour le plus grand plaisir de la « finance » et des va-t-en-guerre. </span></span></em></p>
<p align="JUSTIFY">Nous sommes en janvier 1966. Les directions confédérales CFDT et CGT signent un pacte qui se prétend d’<i>unité d’action</i>.</p>
<p align="JUSTIFY">L’évènement peut surprendre.</p>
<p align="JUSTIFY">La CGT plonge ses racines dans la « vieille » CGT. Les statuts de la CGT ne font pas la promotion de l’association capital-travail, bien au contraire.</p>
<p align="JUSTIFY">A l’inverse, la CFDT se revendique de « l’humanisme chrétien ». Certes, les références à l’encyclique <i>rerum novarum de 1891</i>, « <i>sur la condition des ouvriers »</i>, devenues un peu gênantes, trop voyantes, ne sont plus de mise, elles sont rayées des statuts confédéraux. Mais cela ne change rien sur le fond. Héritière de la CFTC, la CFDT place au centre de son action beaucoup plus politique que syndicale, la conciliation des classes.</p>
<p align="JUSTIFY">La CFDT est par nature, un « syndicalisme de conclaves ».</p>
<p align="JUSTIFY">Conclave ? <span style="color: #313336;"><span style="font-family: Arial, serif;">Le mot « conclave » (du latin </span></span><em><span style="color: #313336;"><span style="font-family: Arial, serif;">cum clavis,</span></span></em><span style="color: #313336;"><span style="font-family: Arial, serif;"> « [fermé] à clé », se déroule à huis clos. Le « troupeau » en attend, tout haletant, les divines décisions.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY">La CFDT ne « trahit » pas, jamais. Elle applique sa doctrine réactionnaire. Les dirigeant(e)s CFDT respectent leur mandat.</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/622-jm.jpg" /></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>Frachon CGT, (le moustachu) et Descamps CFTC-CFDT, sur sa droite ou sa gauche, c’est selon. (Photo : début des années 60). </i></span></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>Des nostalgiques d’aujourd’hui de « l’unité » CFDT-CGT ont publié une tribune qui affirme «  &#8230; un sursaut unitaire est possible &#8230; » Parmi les signataires illustres ou pas : Bernard Thibault, (ex SG CGT) Pierre Héritier (ex dirigeant CFDT) Gérard Aschieri (ex dirigeant FSU) et un certain Jean-Louis Moynot (ex dirigeant confédéral CGT) dont le parcours d’ « envahisseur » fièrement revendiqué, mérite d’être connu, JEC, JOC, Delors  &#8230; une vraie caricature. Voir ici :</i></span></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff; background-color: #ffff00;"><a style="color: #0000ff; background-color: #ffff00;" href="https://fo44.fr/chronique-des-envahisseurs-de-lebrun-a-moynot/"><i>https://fo44.fr/chronique-des-envahisseurs-de-lebrun-a-moynot/</i></a></span></p>
<p align="CENTER"><span style="color: #0000ff;"><i>Pour appâter les gens les plus confiants, nos ex gloires disent que leur objectif serait de combattre l’extrême droite ; ça peut rassurer. La ficelle est peut-être un peu grosse. Parmi ce petit mode, Gérard Filoche.</i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Pourquoi ce pacte ? Deux ans avant la grève générale.</strong></p>
<p align="JUSTIFY">En 1963, c’est la grève des mineurs. L’ordre de réquisition du général ne donne pas les résultats escomptés : mettre la classe des exploités à genou.</p>
<p align="JUSTIFY">La classe ouvrière relève la tête, mettant en cause la <i>stabilité</i> du régime gaulliste (1), la sacro-sainte stabilité de la Vème République du-coup-d’état-permanent.</p>
<p align="JUSTIFY">(Voir la brochure de l’UD FO 44 sur mai 68).</p>
<p align="JUSTIFY">Les directions confédérales de « gauche » &#8211; de gauche puisqu’elles s’en revendiquent &#8211; se mettent d’accord, mais pour quels objectifs ?</p>
<p align="JUSTIFY">S’agit-il de préparer la classe ouvrière et la jeunesse où pointe la révolte, l’ensemble des salariés au choc frontal avec l’Etat gaulliste qui semble désormais inévitable ?</p>
<p align="JUSTIFY">Ou s’agit-il de tout autre chose ?</p>
<p style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/622-jm1.jpg" /></p>
<h4 align="CENTER"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-size: small;"><i>CFDT-CGT : 60 ans ! </i></span></span></span></h4>
<p align="JUSTIFY"> </p>
<p align="JUSTIFY"><strong>« <i>Les travailleurs veulent l’unité</i> » ? Mais de quoi parle-t-on, précisément ?</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Après avoir fait le voyage au Vatican, Eugène Descamps, dirigeant historique de la CFTC avait mené à bien la mue cfdtiste. La « nouvelle » confédération, parfait produit du concile Vatican II (octobre 1962-décembre 1965) parlait désormais de « socialisme démocratique ». Il existerait donc un socialisme qui ne le serait pas ?</p>
<p align="JUSTIFY">Descamps se déclarait partisan de « l’unité d’action » avec la CGT.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais sur quelles bases ? Sur quelles revendications ?</p>
<p align="JUSTIFY">Il écrit : « les travailleurs sont heureux de voir Benoît (Frachon, dirigeant PCF de la CGT) et moi (Descamps) manifester bras dessus, bras dessous ».</p>
<p align="JUSTIFY">La photo, le casting seraient plus importants que le contenu ?</p>
<p align="JUSTIFY">En réalité l’accord CFDT-CGT finalisé en janvier 1966 ne propose pas de coordonner une action syndicale efficace sur des revendications syndicales claires (salaires, défense des statuts et conventions collectives, défense de la sécu, sécu que le pouvoir gaulliste a dans le viseur &#8230; ) mais d’imposer des ribambelles de journées d’actions qu’il faudrait rendre « joyeuses » &#8230; jusqu’à épuisement des « joyeux », jusqu’à épuisement de leurs maigres finances (2).</p>
<p align="JUSTIFY">Benoît Frachon, sur ordre du Bureau politique du PCF se soumet.</p>
<p align="JUSTIFY">Pourtant, il avait fort bien mis en garde :</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Frachon : contre les journées d’action saute-moutons.</b></p>
<p align="JUSTIFY">Source : « <i>mémoires de luttes »</i>, Frachon, <i>1902-1939</i>, page 89).</p>
<p><span style="font-size: medium;">« ( &#8230; ) <span style="color: #0000ff;">pour la direction de la CGT, ce qui importait, c’était de désamorcer la poussée du mouvement ouvrier ( … ) ; ils </span><span style="color: #000000;">(Frachon parle des « réformistes » de la CGT</span><span style="color: #0070c0;">) <span style="color: #0000ff;">recoururent à une honteuse tactique. Puisqu’ils ne pouvaient pas empêcher les grèves, ils les feraient échouer. Ce fut la tactique des grèves « </span></span><span style="color: #0000ff;"><i>par vagues d’assaut </i>». Elle consistait à lancer dans la grève les Fédérations les unes après les autres, à les isoler dans le combat et à les faire battre séparément. Cette tactique suscita chez les travailleurs une colère qui dans les meetings, s’exprimait avec virulence »</span>. Incompréhension, colère, rejet &#8230;</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Bien vu. Mais ces lignes datent de 1919. </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ces questions restent d’une actualité brûlante (3). </span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En signant l’accord « historique » de 1966, l’appareil dirigeant cgtiste enclenchait un processus dévastateur pour la CGT qui finit même par adopter après quelques contorsions de circonstance la logique du <i>syndicat d’entreprise </i>opposé inévitablement à l’action confédérale qui unifie le combat syndical. Et ce fut, en décembre 1968 par la grâce d’un Pompidou radieux, la création miraculeuse de la fameuse « section syndicale d’entreprise » présentée comme la grande victoire du « mouvement » de mai. Enfumage complet.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Rappelons que le régime de Vichy avait immédiatement procédé (par l’intermédiaire de Belin) à la dissolution de la CGT, de ses instances confédérales, mais avait conservé intact le syndicat d’entreprise, un « syndicat » désormais inoffensif.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ce qui permettait au maréchal de commencer ses discours du 1<sup>er</sup> mai, jour de « concorde » nationale, par un étonnant, étonnant pour les plus naïfs : « <i>ouvriers, mes amis</i> &#8230; »</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Bien sûr, pour nous, militants ouvriers, fidèles aux meilleures traditions de la CGT, il ne peut y avoir d’accommodements avec les responsables de telles accointances, ni hier, ni aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Mais, bien sûr, nous ne confondrons jamais l’immense majorité des militants cgtistes avec ceux qui aujourd’hui encore prônent, notamment au CESE, la politique de « co construction de réformes » (4).</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Les résistants.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Dans son « <i>histoire de la CGT</i> » publiée en 2015, la direction confédérale doit admettre : « De la fin de 1967 à décembre 1970, le rapprochement CGT-CFDT connaît une éclipse, pour repartir ensuite dans un processus de <i>controverses-compromis</i> jusqu’en septembre 1980. Au sein de la CGT, des doutes s’expriment sur une démarche, qui, pour certains, ne paraît guère profitable à leur centrale dont l’audience électorale pâlit ».</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Certains militants s’inquiètent aussi à juste titre d’un processus d’ « institutionnalisation » de la CGT.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Et puis, il y a eu le plan Notat-Juppé de 1995, le soutien CFDT au plan Fillon de 2003, le soutien de toute la « gauche » politico-« syndicale » au OUI lors du référendum de 2005, la promotion de la « retraite par points » etc ; ça fait beaucoup de « trahisons » et rien ne permet de dire que tout ceci devrait cesser, à moins de croire aux miracles.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Les résistants, les militants et leurs syndicats de base mettront en échec les projets destructeurs des partisans « modernes » de l’ « unité CFDT-CGT ».</span></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/622-jm2.jpg" width="307" height="204" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Thibault-Chérèque. </i></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Le « collaborateur » de Nicolas Sarkozy, François-le-pieux-de-Mayenne, François Fillon, disait souvent : deux syndicats suffisent : un grand méchant mou qui signe tout et un grand méchant loup qui accompagne, à gôche.</i></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Certains se plaisaient à rêver d’un flirt qui aurait pu déboucher sur une fusion organique. C’était sans compter sur la résistance des syndicats de base, des militants et adhérents pas disposés à avaler n’importe quelle couleuvre, fut-elle « unitaire ».</i></span></p>
<h2 class="western" style="text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;"> <img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/622-jm3.jpg" width="337" height="191" /></span></h2>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Marylise Binet et Sophie Léon. Avec le sourire en prime &#8230;</i></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Sophie Binet intègre le Bureau confédéral CGT sous l’ère (courte, heureusement) Le Paon. Le Paon a été éjecté de la direction confédérale comme un corps étranger après avoir écrit ceci : « Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figure d’éternels absents – et ces deux populations </i>(sic)<i> doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté ». (Source : le Nouvel Economiste, en 2014. Une feuille patronale discrète &#8230; ) </i></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: medium; color: #0000ff;"><i>Le maréchal Pétain et son ministre du travail, René Belin, n’auraient pas mieux dit.</i></span></p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/622-jm4.jpg" /></p>
<p align="CENTER"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Ils s’en vantent eux-mêmes.</span></span></span></p>
<p align="CENTER"><strong><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #191919;">« Les mouvements d’action catholique, centre de formation des figures syndicales ?</span></span></span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #ff0000;"><span style="font-size: medium;">Publié le 30 avril 2023. Source : le quotidien officieux du Vatican : LA CROIX.</span></span></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="" src="https://fo44.fr/wp-content/uploads/2026/01/622-jm5.jpg" width="491" height="327" /></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">LA CROIX titre : « Sophie Binet et Laurent Berger, le 5 avril 2023. Tous deux ont appartenu à des mouvements de jeunes catholiques avant de prendre des responsabilités syndicales.  </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">( &#8230; ) Parmi les figures du mouvement, à l’instar de la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, un certain nombre de responsables syndicaux ou de politiques de gauche ont été formés au sein des mouvements d’action catholique » Il s’agit notamment de la JOC. C’est là qu’ils ont découvert tous les mystères de la doctrine sociale de Léon XIII et de ses successeurs ».</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Ce petit monde aime se retrouver avec quelques patrons éclairés au collège des Bernardins, fief des jésuites pour y bavarder sur le thème inépuisable : « changer le travail ». Chez les jésuites, ouvertement &#8230; ou à défaut, au CESE &#8230;</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><u>Pour conclure :</u> Lorsque madame Léon souhaite que le conclave II de monsieur Lecornu mette au centre de la « discussion » la « retraite à la carte, par points », elle ne trahit pas les millions de grévistes (et surtout, seulement manifestants, hélas) qui exigent toujours : le retrait du plan Macron-MEDEF ; elle applique le mandat d’un <i>corps intermédiaire</i> – une décision de congrès confédéral &#8211; qui a une ligne directrice ferme : réinventer un nouveau corporatisme du XXIème siècle, présentable. Tâche bien compliquée.</span></span></p>
<ol>
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">De Gaulle a écrit des milliers de pages. Si une seule phrase doit être retenue, n’est-ce pas celle-ci ?</span></span></p>
</li>
</ol>
<p align="CENTER"><strong><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">« <i>La politique sociale de Vichy n’était pas sans attraits</i><i> </i>».</span></span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">Le N°2 de la CGT, René Belin, et le N°2 de la SFIO, monsieur Faure (Paul) ont « co construit » les « réformes » de Pétain.</span></span></p>
<ol start="2">
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">La question de l’<i>unité</i> ou pas traverse aussi tous les échelons de notre confédération CGT-FO. Certains estimaient qu’elle n’était pas souhaitable et même que : « notre isolement nous protège ». D’autres avaient un point de vue fort différent. En mai 1968, à Sud Aviation Bouguenais, les militants FO bureaucratiquement exclus de la CGT dirigée par H. Krasucky, combattent pour la grève totale et non pour les « journées d’actions » et autres « temps forts ». (Voir brochure UD).</span></span></p>
</li>
</ol>
<ol start="2">
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">La « grande presse », y compris celle des mercenaires des milliardaires a largement relayé l’appel à une « journée d’action » le 2 décembre. Sophie Binet avait dit : « J’espère que Marylise (Léon, SG de la CFDT) sera là, avec nous. Cette triste journée a encore une fois confirmé le rejet par la grande majorité des salariés du dispositif réactionnaire des « journées d’actions ».</span></span></p>
</li>
</ol>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">Précisons que le rejet compréhensif des journées d’ « actions » sert dans certains cas à justifier l’inaction et la poursuite du soi disant « dialogue social ».</span></span></p>
<ol start="2">
<li>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #0000ff;"> <span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Intervenant devant le CESE en 2022, Fabien Roussel parle de la CGT pour se féliciter de ce que la délégation CGT y </span><i>co construit</i> des propositions de « réformes », y compris avec la délégation patronale (MEDEF). Il affirme aussi : <i>« Avec une nouvelle majorité de gauche</i>, <i>chaque avis du CESE, chaque travaux</i> (?) <i>du CESE sera intégré dans la loi &#8230;</i> », le CESE devenant une nouvelle Chambre « <i>au même titre que sont les deux autres Chambres, sénat et Assemblée nationale</i> ».</span></span></p>
</li>
</ol>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">Loin de  ces magouilles, des millions de travailleurs ont combattu en 2023 au coude à coude pour l’abrogation de la contre réforme des retraites ; dans l’unité, militants et sympathisants CGT, FO, FSU, Solidaires &#8230;</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif; color: #0000ff;"><span style="font-size: medium;">ET c’est bien ce qui inquiète les « magouilleurs ».</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">JM. 20-12-2025.</span></span></span></p>
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